Aktu' Runners

La course à pied

08 juin 2008

CR les foulées royales de Saint Germain en Laye

Les foulées royales de Saint Germain en Laye
un parcours de 12km500
comprenant des faux plats

Cela fait bientôt 34 ans que je suis rattaché à cette ville. J'y ai passé toute mon enfance et après avoir quitté le nid familliale, j'y suis revenu mais chez moi. C'est donc une ville que je connais par coeur, dans ses moindre recoins. Le parc ou à lieu la course était mon lieu de rassemblement à l'époque de mon adolescence. C'est aussi là que j'ai appris à faire du vélo, avant que mon père ne me retire les petites roues. J'y ai fait la primaire mais aussi le collège. Avant de partir vers 18ans pour voler de mes propres ailes.

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C'est donc avec beaucoup de plaisir que je participe à mes premières foulées royales de Saint Germain en Laye.
Cela ce passe dans le parc du château de François 1er. Et le parcours empruntera la terrasse de Le Notre longue de 3km ou je vais m'entrainer quand je dois faire du plat.

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C'est donc à 8h que je me réveille, pour prendre mon petit déjeuner et aller chercher mon dossard sur place.

Je dois aussi retrouver, Tess, Tatt's et son club des Finishers et certainement Run To The Hill qui doit venir mais juste pour prendre des photos.

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Après ma retrait des dossard, je les retrouve facilement à l'entrée du parc en train de se préparer. L'ambiance est bonne, chacun à le sourire, malgrès une longue route pour la plupart.

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Puis c'est le moment de chercher le petit coin (3 toilettes pour 1500 partants!!!!) tout en s'echauffant un peu avant la course.

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Enfin c'est le rassemblement sur l'air de départ ou nous prenons la dernière photo, avant que le starter ne donne le coup de feu!

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Mais c'est cas force de discuter, de prendre des photos et de sautiller sur place, on se laisse surprendre par le coup de feu.

Top c'est partis, je marche tranquillement une dizaine de mètres avant de pouvoir faire les premières foulées.
Connaissant l'endroit, je sais ou me placer pour être sur du plat et non sur de leger dévers.

Je prends tranquillement de la vitesse, dépassant Tatt's tout en me mettant à la hauteur de Tess qui va me servir de lièvre. Nous nous éloignons du château, pour arriver au début de la terrasse qui forme une longue ligne droite de 3km. Mais au 1er tiers de celle ci nous bifurquons en forêt, pour effectuer la première petite boucle.

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Pris en étaux par des coureurs qui me bouche la voie rapide, je vois Tess s'eloigner. Ne pouvant la rattraper j'adopte une allure plus confortable. Nous sortons de la forêt pour nous retrouver devant le château, ou nous repassons par la ligne de départ afin de terminer la première boucle.

Je sens que j'ai forcé un peu sur l'allure du départ. Je regarde le cardio qui me le confirme, je suis assez haut dans mes pulsations. Je me relâche donc, afin de faire descendre les battements du coeur.

Puis nous nous retrouvons au début de la longue ligne droite de 3km que forme la terrasse. Je connais bien l'endroit, donc pour moi aucun soucis d'avaler 3km de ligne droite.

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Une fois au bout, nous rentrons de nouveau en forêt pour une partie bitumée avec une succession de petite bosse. En passant par le ravito, je prends un verre d'eau s'en m'arreter afin de prendre quelques gorgées, et de m'asperger la tête avec le reste.

J'avale sans Pb c'est quelques km, qui nous font revenir devant le chateau pour repasser par la ligne de départ. D'ailleurs RTTH est arrivé afin de prendre quelques photos, un rapide coucou tout en passant et j'entame la 3eme et derniere boucle identique à la seconde.

De retour sur la ligne droite, j'ai toujours le mental. Et puis d'habitude sur mes sorties plate je l'enchaine jusqu'à 4 aller et retour.

Une fois au bout de celle ci, c'est de nouveau la forêt. Je ne prends rien au ravito, je continue mon allure qui est assez rapide, me laissant porter par l'euphorie de la course. Je suis bien, en mes terres.

Puis je passe à coté de coureurs en difficulté, j'en profite pour leur remonter le moral comme je peux. Essayant de les conseillers sur qui est pour moi de petites bosses ou il faut relancer, mais qui est sans doute pour eux une difficulté.

Puis c'est de nouveau la sortie de la forêt, avec l'arrivée face au château. J'accélère le rythme sur les 500 derniers mètres. J'entends une locomotive qui essaye de s'accrocher derrière moi. Alors je l'encourage, j'essaie de le booster sur les derniers mètres, essayant de le prendre par la main pour qu'il accélère dans les derniers hectomètres. Puis je ralentis afin de lui proposé de passer devant en le félicitant.

12km500 en 1h06. De quoi être content une semaine après mon trail de montagne (Trail du Pic Saint Michel).

Je rends la puce, le dossard contre un tee-shirt coton de la ville. Celui ci me permettra de me tenir au chaud, et surtout ce sera un bon souvenir quand je repenserai avec nostalgie à ma ville.

Qulequ'un vient me voir, grâce au Tee-shirt Kikourou que porte Run To The hill (moi j'ai pas pris mon Buff). Elle me reconnait, c'est Lydie. Nous discutons ensemble un petit moment avant de nous séparer. Elle est venue avec son club. C'est dommage, j'espère que nous aurons l'occasion de se retrouver en tant que voisin c'est possible.

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Puis je retrouve tout la bande. Chacun ayant un sourire malgrès des chronos différent. Mais nous étions là pour nous amuser.

D'ailleurs nous allons au pied du château afin de nous étirer dans un premier temps.

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Puis après ce sera les bouchnos de champagnes qui sauterons. Nous avons deux anniversaires à fêter. Celui de Run To The Hill ainsi que celui de Tatt's. Les gens nous regarde amusé en passant. Il doivent se demander pourquoi nous ouvrons du champagne pour un petit 12km500.

Nous parlons de rien et de tout, tout en buvant et en mangeant des Tuc et des Belin. D'ailleurs le principal actionnaire de Belin etait parmi nous. Il les achète par palette entière en début d'année.

Je passe un bon moment avec toute l'équipe des Finishers et Kikourou. Puis chacun doit s'en retourner à ses occupations et aussi prolonger la fête jusque dans l'après midi afin de faire la surprise à RTTH.

Moi je rentre à la maison, content de ma course et de mon chrono. J'ai bien poussé sur les jambes et très bien gérer cette épreuve.

Puis ce sera repos, et farniente. Avant l'Ultra Aubrac dans deux semaines.

Merci à vous d'être venu dans mon fief
Merci à vous pour vos sourires
Merci à vous pour ce moment partager ensemble


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02 juin 2008

CR du trail du Pic Saint Michel 2008

Il ya quelques temps de cela, lors d’une soirée « chat » sur Kikourou,

Faraway et Veurb me propose de faire le trail du Pic Saint Michel.

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Offre que je décline, devant être le même week-end sur la transju’trail.
Je regarde tout de même le post correspondant, et vois le Grand rassemblement Kikourou se former.

C’est Langevine qui m’incitera quelques temps avant de venir courir cette course de montagne

Du coup mon choix est fait, j’aurai le plaisir de voir Veurb que je souhaite rencontrer depuis très longtemps avec Faraway que je connais depuis peu, mais qui me fait bien marrer lors de nos échanges sur le forum.

Et Langevine que j’ai envie de revoir depuis un moment, et qui me propose de passer à Lyon le vendredi soir.

Je passe donc la journée du vendredi, à buller en regardant par la fenêtre de mon bureau. Je n’ai pas la tête à travailler, tellement excité  comme un gamin la veille d’une colonie de vacance (ce qui est un peu le cas, vu la quantité de Kikoureur que je vais retrouver).

Il est 4h00:00 quand je quitte le boulot, sac à dos sur moi, direction la gare de Lyon pour prendre mon train en direction de Lyon.

 

J’arrive vers 19h30 à Lyon, ou je suis pris en charge par Langevine. Nous passerons la soirée chez elle, vu la pluie qui tombe dehors, à prendre l’apéro, manger, digestif et discuter de tout et de rien. Une bonne soirée qui s’écoule au rythme d’un week-end qui commence.

 
Le lendemain matin je parts me promener en ville, le temps pour elle de se préparer et de travailler un peu. Malheureusement je n’aurai pas trop le temps de prolonger ma visite, car l’heure passe vite et nous avons rendez vous avec Supersteph69 qui doit nous récupérer pour nous emmener à Grenoble.

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Quand j’arrive dans sa boutique, c’est accueilli par un petit bout haut comme trois pommes. Puis vient un second petit homme, et encore un et enfin l’ainée. Puis c’est le chien qui vient me dire bonjour. Enfin j’entends des pas dans l’escalier et supersteph69 fait son apparition.

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Nous fermons la boutique, et chargeons tout ce petit monde et les affaires dans son monospace.

Quand j’avais parlé de colonie de vacance, je ne pensai pas à ça, mais c’est installé à l’arrière avec les enfants que je fais le trajet. Alors vous prenez 4 enfants de 4ans à 8-9 ans qui parte avec leur papa en week-end. Vous vous arrêtez à Quick pour qu’il mange pendant le trajet. Et c’est la foire assuré.

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Waouh la vache pas facile de gérer 4 gamins, surtout quand il s’amuse avec le Milk shake, qui fini par se répandre sur les genoux d’un des gosses. La grande sœur qui doit gérer la bataille engagé par 2 de ses frères, et le plus petit qui comprend pas pourquoi Quick à oublié de lui mettre dans le sac son mini hot-dog (heureusement la sœur est partageuse).

 

C’est deux heures plus tard que nous faisons la jonction avec Veurb sur une aire de stationnement perdu au milieu de nulle part, le long de l’Isère.

 

Le temps de dire au revoir aux gamins et supersteph69, que nous devons retrouver seulement le jour de la course, nous chargeons nos affaires d’un coffre à l’autre.

 

Puis nous voila partis avec le frangin (Veurb). Je suis super content de le voir. Il semble tout aussi « ému » (lol) que moi de nous voir, car il se plante de route. Faut dire que l’option GPS et sens de l’orientation/observation a été oublié à sa naissance. « Veurb, oublis la course d’orientation »

 

Bon nous arrivons quand même tout les 3 à Jarrie chez eux.

 

Et là je m’aperçois que c’est ici perdu dans les montagnes de Grenoble que mon cousin c’est marié. Je reconnais l’endroit. Faut dire aussi qu’avant de venir le nom me disait quelques choses. Renseignement pris, je me suis rendu compte que mon cousin habitait à 2,5km de chez Veurb et Faraway. Une visite surprise s’imposera plus tard.

Quand nous arrivons dans l’appartement c’est accueilli avec un grand sourire de Faraway.

Je suis content de la voir. Faut dire que nos échanges sur le forum entre tous les trois me fait mourir de rire. Et puis quand on a le « frangin » qui est content, on est forcement heureux de rencontrer la « frangine »

 

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Tout de suite je me sens à l’aise et nous passons rapidement à l’apéro champagne. Après plus de verres bus que de chips mangés, nous décidons d’aller nous promener sur Grenoble pour faire quelques courses. Et puis moi il faut que je me trouve une paire de trail, car j’avais l’intention de courir avec un model route (ma paire de trail étant morte), mais je change d’avis.

Surtout que la boutique que me conseil Faraway me dis au téléphone qu’il liquide le stock (pour travaux) donc de 20 à 40% de réduction.

Nous nous garons donc en centre ville, et partons faire les courses.

Faraway trouvera sa grosse saucisse (j’ai encore oublié le nom), Langevine et moi nos chaussures et textiles de running (J’en prends deux paires, 1mizuno et 1 asics pour le prix d’1), Veurb sa Guinness.

Puis nous allons boire un apéro dans un parc. La soirée ne fait que commencer et l’on parle de tout et de rien, d’un peu de course et de rien.

 

Ensuite nous rentrons à l’auberge rouge, pour se le repas du soir, que les filles préparerons, pendant que Veurb et moi partons voir mon cousin.

Comme Veurb n’a pas de GPS dans la tête et que moi je n’ai rien noté, la visite surprise se termine dans une rue au téléphone pour demander au cousin ou il habite !!! Bon du coup comme il a des amis à dîner chez lui, je lui fais un poutou par téléphone, lui promettant de passer le voir, la prochaine fois que je suis de retour dans le coin.

Nous revenons à la maison, pour continuer l’apéro champagne. Je dois dire que la formule est superbe, c’est vrai quoi de mieux que le champagne. Nous sommes sûrs de ne pas avoir mal à la tête le lendemain.

Puis nous faisons les cons toute la soirée, tout en apprenant à mieux nous connaitre. Ce qui sera facile vu le nombre de bouteilles ouvertes, et la sympathie des personnes présentent.

 

Enfin il est temps d’aller se coucher vers 2h du matin, pour un réveil à 6h45.

 

Dimanche jour de la course.

6h45 le réveil sonne. J’ai du mal à me lever, j’aimerai profiter un peu plus du lit. Puis j’entends Faraway et Veurb se lever, et commencer à faire les enfants dans l’appartement.

Ensuite s’est Langevine qui investie à son tour la salle de bain.

Puis c’est moi le dernier à prendre ma douche.

Le petit déjeuner est royal. On le prend au champagne et petit four. Puis quelques cannetes de bières sont ouvertes. Nous buvons jusqu’à plus soif, avant de commencer à nous demander si il y a pas un épicier d’ouvert à cette heure ci.

Mais non je blague, on déjeune avec le super gâteau sport dont Langevine m’a laisser le soin de faire la préparation à l’aide d’une de ses recettes.

Mais aussi confiture, biscotte, Nutella et surtout mon bol de café.

 

Enfin il est temps de préparer nos affaires de course, et de boucler nos sacs de voyage, car nous devons repartir chez nous directement de Lans en Vercors.

 
Nous chargeons la voiture et nous voila partie pour 45 minutes de trajet.

Cela fait 3 minutes que nous roulons que Veurb et moi entendons un bruit bizarre. Je me retourne et je vois la tarte préparer par Langevine se faire la malle sur la route.

Et oui, à force de dire qu’il ne fallait pas l’oublier sur le toit de la voiture, et bien nous l’avons oublié. Et forcement elle n’est pas restée longtemps sur le toit.

Le temps de faire demi-tour, et nous la récupérons sur la route déserte, juste avant le passage d’un gros 4x4 qui n'aurai certainement pas pus l’éviter.

Langevine venais d’inventer la tarte frappé. Heureusement elle était bien emballé et le plat résistant.

Puis nous repartons pour de vrai, tout à la joie d’en découdre sur le trail, malgré le champagne de la veille.

Une fois sur place, je vais rapidement chercher mon dossard, avant de retrouver quelques Kikoureur que je connais et de faire la connaissance avec d’autre.

 

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Nous sommes très nombreux. Environs 1/3 des coureurs présents. Rapidement la communauté Kikourou s’installe et investie le lieu.

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Veurb, Faraway et moi prendrons un dernier café juste avant le départ de la course. Important le café pour moi. Et puis c’est mon truc, j’ai horreur d’arriver pile poil pour le départ et de ne pas trouver le « dernier café ».

 

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Enfin c’est les photos de groupe. Filles contre garçons Kikourou.

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Normal car les coureuses partent avec 15 minutes d’avance sur les garçons. Ce qui devrai leur permettre de se faire rattraper et ce qui doit être plus amusant encore.

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Top c’est le départ, ça part très vite chez les filles, les garçons font crépiter les photos et autres vidéos. Pour ma part au moment où j’allume mon appareil, la batterie tombe en rade.

 

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Bon pas grave, Veurb à son appareil. Et puis cela ne m’empêche pas d’encourager les filles sur leur passage.

 

Puis c’est à notre tour de nous installer sur la ligne de départ.

 

Top c’est partis.

Dès le départ qui se fait sur une portion de route, je mets en place ma stratégie.

Elle est de marcher dans les montées à fort % de courir sur les petites bosses et le plat. Mais surtout de me réserver pour la descente que fait l’autre moitié du parcours.

En effet nous grimpons sur un Pic, pour ensuite redescendre sur le lieu d’arrivée.

 

Je parts donc doucement et me fait dépasser par beaucoup de coureur. Mais je sais que ma stratégie sera bonne pour moi. C’est ma première course de montagne (ou course verticale comme j’aime à dire), donc je me tiens à mon plan de route.

 

Puis le premier raidillon fait son apparition rapidement, aussitôt je me mets en mode marche active forçant sur mes genoux à l’aide de mes mains. J’ai horreurs des bâtons !!

Puis dans des déclivités moindres, je me remets à courir. J’alternerai ceci sur plusieurs km, ne m’arrêtant pas au ravito (j’ai sur moi ce qu’il me faut), jusqu’à la dernière montée.

 

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C’est dans celle-ci que je dépasserai supersteph69 que j’ai dans ma ligne de mire depuis un moment mais que je n’arrive pas à passer. C’est aussi dans ce super raidillon que je passe les premières Kikoureuses, ainsi que d’autre Kikoureur.

 

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A la fin du raidillon, ça grimpe encore, parfois il faut utiliser ces mains. Puis c’est sur un faux plat que j’aperçois enfin Faraway et Veurb à quelques centaines de mètres de moi.

Le temps de leur crier un coucou, j’active le pas, passant devant le second ravito sans m’arrêter. Je continue ma progression rattrapant et dépassant d’autres coureurs.

 

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Puis enfin j’arrive sur Veurb et Faraway, au passage je pousse sur quelques mètres Faraway pour l’aider un peu. Pendant que Veurb grimpe devant afin de nous prendre en photos.

Puis je les dépasse, les laissant ensemble sur leur premier trail de montagne.

Nouveau replat, et de nouveau je me remets à courir. Ce n’est pas très roulant, car nous sommes dans une partie que l’on nomme un lapiaz (type de sol, déchiqueté, aux aspérités coupantes de calcaire dur).

 
Puis j’arrive enfin au sommet, ou un ravito est dressé. Je m’arrête pour boire de l’eau et surtout prendre un canard de chartreuse. Le sucre me fait du bien et l’alcool fort me redonne de l’énergie (c’est fort la chartreuse).

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Je vais au pied de deux portraits à coté d’un bouquet de fleur. Je décroche la fleur que j’ai accrochée à mon lacet juste avant le départ, et l’offre à tous les êtres chers dont la disparition est tragique.

 

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Puis je m’engage dans la descente vertigineuse. Je me laisse littéralement porter par la gravité, je vol par-dessus les pierres me laissant griser par la vitesse.

Je sais que cela va être comme cela sur plusieurs km. De la descente pure et dure. Un vrai régale. Je ne ralentis que dans le lapiaz, le reste du temps de déroule à vive allure.

 

Je suis suivi par supersteph69 pendant un petit moment. Nous passant l’un devant l’autre afin de prendre le relais dans l’ouverture de la voie.

 

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Vue de l'ensemble de la descente
 

Puis je le laisse, continuant à grandes enjambés ma descente. Je passe Yayoun que j’encourage, puis d’autres coureurs que j’encourage aussi, puis c’est le dernier ravito avec une légère bosse qui remonte. Je marche, faut dire que les cuisses ont bien encaissé la descente du pic, mais qu’il reste encore la descente au village.

Puis je repars à vive allure, dans les descentes boisées vers le village. Le terrain y est souvent gras, ce qui évite les grosses répercussions d’impact dans les jambes.
Je continue de me prendre pour un cheval au galop, à me laisser griser par cette sensation de  voler sur le sentier.

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Continuant de dépasser les coureurs. Ca commence à devenir dur, mais j’ai confiance en moi. Je terminerai cette course je le sais. Je viens de subir 3 échecs, je n’admettrai pas un 4eme.

J’arrive enfin au dessus du village dans un pierrier, quand j’entends quelqu’un se rapprocher. Non c’est hors de question, tu me dépasseras, je redouble d’effort, calculant les risques que je prends, et observant ma trajectoire sur plusieurs mètres. Le paysage défile à vive allure, il/elle s’accroche un moment, puis finis par se faire distancer.

Je ralentis un peu, mais seulement quelques secondes, car devant moi se profile la silhouette de Langevine, et il reste 2-3 km grands maximums.

Je redouble à nouveau d’effort, les cuisses me supplient, mon centre de gravité est tout penché vers l’avant, je fonce, surveillant mes appuis afin de ne pas me blesser, mais je rattrape Langevine, que je finis par dépasser à la corde dans un virage.

Je l’encourage au passage, et je continue lancé dans ma trajectoire. Je passe un groupe et quelques coureurs isolés avant de me retrouver de nouveau sur une petite bosse.

Les jambes ne veulent plus rien savoir. Elles sont capable de descendre, mais plus de monter, alors je marche, me faisant repasser par Langevine.

Puis de nouveau une descente où je recours, je la repasse et m’éloigne en dépassant encore d’autres coureurs.

Dernier virage, et hop nous voila sur une route bitumer. L’impact au sol est si dur, que mes jambes commence à me supplier d’arrêter quasiment immédiatement.

Je les sollicite leur demandant un dernier effort pour les 500 derniers mètres.

Je savoure déjà ma victoire. Celle qui me fait renouer avec la ligne d’arrivée. Celle qui me forge le morale un peu plus, celle qui me fait oublier mes problèmes actuels.

Puis je vois l’arche, je m’accroche jusqu’au bout, donnant encore un peu plus, et je franchis la ligne d’arrivée.

Je savoure, je suis super content. Merci mes séances d’entrainement, merci mon mental, merci mes jambes. Vous m’avez porté jusqu’à cette victoire.

Puis c’est l’arrivée de Langevine, nous nous félicitons avant de nous diriger vers le ravito.

 

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J’y resterai un petit peu, avant d’aller me préoccuper de l’arrivée des autres coureurs, qu’ils soient kikou ou pas.

Mais surtout je ne veux pas louper l’arriver de Faraway et de Veurb pour leur première course de montagne. J’emprunte même l’appareil photo de supersteph69 afin de les prendre à l’arrivée.

… enfin les voilà, arrivant ensemble le sourire au lèvre.

 

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Veurb, pourquoi tu as accéléré d'un coup, tu caches Faraway!!
 

Je les retrouve après l’arche d’arrivée pour les féliciter. Je suis heureux de les voir satisfait de leur course. Ca me fait un énorme plaisir.

Puis j’entends « coucou corto » et j’ai l’agréable surprise de rencontrer Lolarun qui m’a reconnue. Elle n’a pas couru, mais est venu en voisine. Je suis très content de la voir enfin. Je garde mon émotion au fond de moi, même si je laisse exploser ma joie.
C’est une très bonne surprise pour moi. Cela me fait très plaisir.

Puis les événements continu… l’apéro avec Faraway et Veurb, la remise des trophées, les nouvelles rencontres, les retrouvailles, la photo de groupe entre Kikoureur, le repas géant d’après course que nous avons mis en place, de nouveau des amitiés qui se lient, des discutions sérieuses et beaucoup de fou rire.

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Je suis plus ou donner de la tête, je suis bien là avec tout le monde. C’est mon week-end « colonie de vacance » et j’en profite à fond.

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Mais certain commence déjà à repartir ayant de la route à faire.

Alors je regrette déjà le départ de Lolarun dont je n’ai pas eu suffisamment le plaisir de connaitre par manque de temps, et parce que nous sommes trop nombreux. Mais nous nous disont que nous allons nous revoir.

Puis c’est à notre tour de partir.

Je quitte Yayoun dont je viens de faire la connaissance. Elle est bavarde tout comme moi. Alors on reste encore un peu. Le temps de se connaitre un peu plus.

 

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Puis il est vraiment temps de partir maintenant, alors je me résigne à quitter les lieux.

Je repars avec Veurb et Faraway, qui insiste pour que je prolonge mon week-end chez eux jusqu’à lundi matin. Je n’ose les déranger, mais ils insistent vraiment pour que je reste. J’accepte donc. Mais on passe quand même à la gare de Grenoble pour se renseigner sur les trains, car il faut que je sois au boulot lundi matin.

Il ne me sera pas possible de rester une nuit de plus, mais nous prolongerons notre week-end entre amis jusqu’au soir. Devant des pizzas et une bonne bouteille de vin.

Mais tout, comme ce CR, à une fin, et Veurb me ramène à la gare de Grenoble pour prendre mon train de 21h22.

 Quand je monte dans le train, c’est en ayant une pensée pour la frangine et le frangin !! MERCI

 

MERCI A VOUS DEUX POUR CETTE RENCONTRE

 

MERCI A LANGEVINE D’AVOIR PERMIS CETTE RENCONTRE

 

MERCI AUX KIKOUREURS PRESENTS POUR VOTRE CONVIVIALITEE

 

MERCI A MES PARENTS POUR LEURS SOUTIENT

 

ET ENFIN JE TIENS PARTICULIEREMENT A REMERCIER UNE PERSONNE DONT J’AI FAIT PRENDRE DE

LA HAUTEUR, CELA MA FAIT TRES PLAISIR DE TE VOIR

ET JE TE DONNE RENDEZ VOUS RAPIDEMENT.

 

 

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12 décembre 2007

CR de l'O'rigole 2007

Il y a quelques jours je vous ai présenté une course

Voir ici

 

Voici donc mon CR de l'enfer vert en région parisienne

Prologue:

En 2006 quand je participe à cette course (voir ici), je me jure d'y revenir en 2007 sur la longue distance. C'est donc depuis 1 an que j'attends impatiemment cette course. Je sais ce qui m'y attend, et surtout je connais la difficulté de cette course.

Mais voila, qu'une semaine avant la course, les conditions météo se dégradent. Il pleut chaque jours, et mes entraînements en forêt me laisse entrevoir ce que va être le terrain.

Très gras, boueux comme pas possible. Et que dire des températures qui chutent, ainsi que les vents de 100km/h qui se présente sur la côte française normande la veille de la course.

 

Le jour de la course:

Dominique alias "monstertruck" et Sandrine alias "Taz28" nous proposent un AAB et AAM (Appel A Boire/ Appel A Manger) au "routier" de Plaisir c'est à dire chez Monstertruck lui même. Une invitation que j'accepte volontiers et dont je ne serai pas du tout déçu.

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En effet j'habite à 4km de chez lui, et la perspective de rencontrer plusieurs Kikoureurs lors d'un repas me fait énormément plaisir. Certain viennent de très loin (Haute-Savoie, Hollande le pays de la tulipe, Canne, la Normandie...) pour participer à la course, et pour faire une halte chez nos hôtes.

 

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C'est donc devant un bon plat de pâtes, accompagné de boisson diverse que je fais la connaissance des autres kikous. L'ambiance est extra et très conviviale et forcement nos discussions tournent autours de nos motivations, de tel ou tel courses de malade (Mauritanie,Himalaya, Portugal...), du budget de notre passion etc...

 

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Apres un bon repas, nous attaquons les super crêpes au Nutella, ainsi que les Loukoums de Cloclo qu'il a ramené de son dernier voyage, ainsi que du café dans une atmosphère détendu et conviviale.

 

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Puis certain commence à se changer, tel "L'Castor junior" qui m'amuse avec ses deux montres techniques à chaque poignée. Forcement la conversation vire sur les équipements mais surtout tels ou tels modèles de chaussure. Comme Noël approche nous sommes à la recherche d'idée cadeaux.

 

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Puis c'est le moment du départ. Chacun monte dans les voitures et le convois fait route sur le Perray en Yvelines.

 

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Nous arrivons enfin au gymnase ou nous retrouvons d'autres Kikoureurs, pour la photo de groupe après nous être finis de nous changer et de se préparer.

 

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Puis c'est le moment du briefing, ou l'organisateur, nous préviens que les conditions sont très difficiles. En effet je vous livre ici une description du site:

"En 1239 est érigée en paroisse la Villa Nova de Pereio in Aquilina. C'est alors un village de laboureurs et de bûcherons situé sur la route qui mène de Paris à Chartres.
C'est pour alimenter en eau le château de Versailles que Louis XIV fit creuser au Perray-en-Yvelines un étang de dix hectares alimenté par un système de rigoles. Cela permit d'assainir le territoire de la commune (environ 15 000 ha) et par contre coup le développement du village."

C'est donc une véritable zone boueuse suite à la pluviométrie des derniers jours.

Il ne reprendra pas les termes de l'année dernière. Mais rapidement il y a plusieurs boucles. Et la difficulté et principalement rouge et noir (comme au skie). Mais cette année ce sera que de la piste noire.

Puis c'est enfin le moment du départ vers la place de la mairie ou le coup de feu sera donné à minuit. C'est en une longue procession de frontale et par groupe que nous nous dirigeons donc vers la ligne de départ.

 

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Une fois sur place, ça plaisante, rassure, ou fait peur, chacun ayant ses attentes, son expérience.

Puis c'est le coup de feu.

 

Top départ:

Je m'élance avec le milieu de peloton, cherchant rapidement à suivre le rythme des

coureurs du 71km et non ceux du 25km. Mais cela part rapidement, trop rapidement à mon goût et j'en fais la remarque à Tounik avec qui pour le moment je cours. Je lui dis d'en garder sous le pied. Il y a aussi RTTH qui suit. Nous sommes donc un petit groupe de 3 quittant le départ en nous élançant à travers la ville vers la forêt situé 3km plus loin et véritable commencement de la course.

Je commence à trouver mon rythme et lâche mes deux compagnons, rattrapant le Monster (qui court le 25km) et le dépassant même. Décidemment je cours trop vite, mais je me sens terriblement bien, et je sais que ce début est relativement roulant, comparé à ce qui m'attends quelques mètres plus loin.

C'est effectivement après avoir passé le pont de l'autoroute, que nous franchissons le fossé qui nous mènera dans la forêt et le début de l'enfer.

Car enfer il y a. C'est de la boue à n'en plus finir, de l'eau qui ruisselle de partout le terrain et la végétation n'arrivant même plus a absorber le trop plein.

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Ca glisse, ça mouille, ça fouette les jambes au passage de fougères, branches, herbes hautes etc. L'année dernière je me prenais pour un sanglier, cette année je me prends pour un alligator.

Lors des passages de rigole il faut sauter assez loin sur le plat opposé, pour ne pas glisser et se retrouver dans l’eau jusqu'à la taille. Car j'ai vu des coureurs disparaîtrent totalement, dans ce qu'on pouvait croire des flaques d'eau, immergé jusqu'à la taille.

Et puis attention aux devers, totalement rendu glissant. Déjà que ce n’est pas facile de courir à cause des devers qui nous font une jambe plus courte que l'autre, mais alors sur terrain gras et glissant c'est pire encore.

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Et puis on continuera ce parcours du combattant au travers de végétation différente suivant notre progression. Ici des tourbières, ici de hautes fougères, là une jeune forêt où nous devrons zigzaguer entres les jeunes pousses d'arbres.

Les premiers Km je m'hydrate freqemment, toutes les 15 minutes. Puis je commence à grignoter, mais là j'ai un souci. Les petits saucissons "cocktail" aux noix que j'ai emporté ne passe pas. Je continue de courir à travers cet enfer vert malgré tout.

Vers le 20eme Km, je refais une tentative de grignotage avec une barre de céréale. Mais je suis obligé de la recracher, ayant un haut le coeur. Je me contente donc de m'hydrater, mais bientôt même la flotte ne passe plus.

Autours du 23Km, alors que j'ai du mal à relancer la machine, je suis rejoins par le Castor.
Il ne semble pas trop marqué quoi que. J'essaye de m'accrocher à son train, mais dès l'entrée en ville sur le bitume mes jambes me font souffrir. Pas évident de courir sur du bitume après 23km dans de la boue, sur un sole complètement détrempé donc complètement mou.

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De plus beaucoup d'énergie a été dépensé sur ce sol rendu glissant.

Je me dirige donc vers le gymnase, lieu du premier ravitaillement et fin de la première boucle, en marchant. Cela fait 10 minutes qu’il s’est remis à pleuvoir. En rajoutant à mon mal au bide, mes hauts le coeur, la fatigue, les jambes dures, et le manque d'alimentation donc d'énergie.

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J'arrive enfin au gymnase, dans lequel j'entre en essayant d'avoir l'air fringuant. Taz et Rapacette sont là pour nous accueillir, je leur fais un sourire, mais je cherche le Castor.

J'ai besoin d'avoir un référent (il est meilleur que moi) pour savoir ce qu'il pense de ce que je peux éventuellement couvrir, ainsi que sur ses pensées concernant la dureté de l'épreuve.

Il est marqué (déjà au bout de 25km), mais semble vouloir repartir assez rapidement.

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Pour ma part étant inquiet, je vais me changer avec un TS sec avant de repartir.

Mais c'est illusoire de croire que je vais repartir. On me signale que je suis blanc comme un linge, et que j'ai les lèvres violettes. D'ailleurs voici une citation de Vetchar:

"j'aurais dû te prendre en photo après la première boucle: tout blanc, avec des lèvres violettes.... un vrai revenant!!!!!! à faire peur, tu parles, personne ne t'aurais laissé repartir!!!! sois sans regret, et à la suivante!!! à+"

Je vais donc voir un pompier dont je sais qu'il est médecin pour l'avoir rencontré cette année sur le TVC. Celui ci me conseille de boire un mélange eau-coca et de me mettre au sec. Mais c'est que je viens de me changer!!! Apparemment pas assez à son goût.

Je comprends que la suite de la course est en train de m'échapper. Et puis autour de moi beaucoup décide d'arrêter de ne pas continuer.

Je suis troublé par cette hécatombe qui mine encore plus ma conviction de vouloir repartir malgré mon état. C'est lorsque je me dirige d'un pas décidé au WC pour rendre mon estomac que je sais que c'est terminé. Même si j'y crois encore, ils viennent d'annoncer "plus que 5 minutes, avant la barrière horaire".

Non je ne peux plus m'élancer maintenant. Je ferai quelques centaines de metres tout au plus avant de rebrousser chemin. Et encore si mes intestins m'en laisse la force.

Je vais donc voir les responsables du chrono afin de leur signaler mon abandon.

Puis sur insistance d'un kikoureur, je vais prendre une douche chaude avant de mettre mes affaires civiles.

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Enfin c'est complètement dépité, que je dis au revoir aux quelques kikoureurs restant. Et c'est avec RTTH qui a abandonné aussi que je rentre chez moi à 4h du matin complètement épuisé, et mon sac à vomis (vide) à la main.

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Voila ce n'est que partis remise. L'O'rigole me reverra en 2008 pour la revanche. A moins que la gastro ne m'en empêche.

Je remercie Monstertruck et Taz pour leur invitation.

 

Je remercie l'ensemble des Kikoureurs pour leur gentillesse et leur convivialité

 

Je remercie tout comme je l'avais fait en 2006 l'organisateur et les bénévoles pour ce Magnifique trail.

 

Pour termine je vous fais quelques copier coller de participants. Sur 173 partants, seulement 63 sont allé au bout des 71km

"humide l'origole c'est le moins qu'on puisse dire!!! difficile de courir dans la boue, on ressemblait a des danseuses saoules"

"...Il fallait du courage pour prendre le départ cette nuit Corto avait probablement raison : l'Origole c'est plus dur que les Templiers, surtout dans ces conditions..."

"Les conditions étaient vraiment difficile, et j'ai retrouvé là les mêmes difficultés techniques qu'au Mercantour qui m'ont paralaysé, sauf qu'ici les barrières horaires sont démentes
L'Castor Junior_ki_aurait_pu_finir_aujourd'hui_sa_course_la_plus_difficile_de_l'année..."

"Apparemment Mare à Boue-Kerveguen c'était la sécheresse à côté de l'Origole"

 "les conditions climatiques étaient de folie"

"Bravo a tous finisher ou non .... il faut déjà être un peu "débile-mongol" pour partir dans des conditions si dantesque ....Mais bon étant sur un site de "déplacés et cintrés du bocal" j'en attendai pas moins ....
bonne remise en condition et bon courage aux machines à laver .... "

"Et ce trail de l'O'Rigole, ce fut comment... et bien hardu. Surtout la boucle de Artoire et ses montagnes russes."

"Sinin j'ai finis cette course difficile après la 2ème boucle (comme beaucoup mais devant Castor Junior . A mon avis, ces 46KM en valait largement 70 sur d'autres."

"des conditions dantesques des conditions hallucinantes brèf que du bonheur "

"C'est un parcours qui mine petit à petit avec tous ces fossés à passer, ces glissades, ces pentes qu'on fait 20 fois alors que les grolles n'adhérent plus... "

"Salut,
Une sacrée hécatombe sur le 71km et le 25km était particulièrement difficile, bref du lourd."


 

Toutes les photos en intégralité ICI

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05 novembre 2007

CR des templiers 2007

Les templiers 2007

Pour voir le profile et mon entrainement cliquer ICI 

Tout commence au cours de l’année 2007 quand j’apprends l’existence de la « grande course des templiers ». Une course unique qui est aussi le but de beaucoup de trailers. Une course dite difficile et qui peut se comparer à la recherche du saint Graal.

Je décide donc de m’inscrire à cette course mythique.

Aujourd‘hui je n’ai qu’un seul mot pour définir la course : EMOTIONS

Tout d’abord une chose qui me semble importante avant de commencer mon récit :

 

MERCI AUX SPECTATEURS RASSEMBLES LE LONG DU PARCOURS AVEC LEURS ENCOURAGEMENT CHALEUREUX ET CE DEPUIS 5h30 DU MATIN

 

MERCI AUX BENEVOLES AVEC LEUR MOTS GENTILS ET LEURS SOURIRES QUI NOUS ONT PREPARER DE SUPERBES BUFFETS AUX RAVITOS

 

MERCI A GILLES BERTRAND ET YVES-MARIE QUEMENR POUR ETRE ACCESSIBLE ET AVOIR PRIS LE TEMPS DE DISCUTER AVEC MOI

 

MERCI AUX KIKOUREURS PRESENTS AVEC QUI J’AI PARTAGER UN SUPER MOMENT ET QUI AURA RENDU CE WEEK-END ENCORE PLUS MAGIQUE

 

MERCI A TOUS QUI DE PROCHE OU DE LOIN ONT PARTICIPE

ET AVANT TOUT AUX DEUX SPONSORS

GALILEO PERFORMANCE ET RUNNING AVENTURE

qui ont participé financierement


France 3 Auvergne
envoyé par trail_salomon


 

 

Mon CR commence donc le jeudi 25 octobre 2007 :

Arrivé à la gare de Montpellier, je dois attendre 1h le bus avant de pouvoir monter dedans charger comme un mulet avec mon sac à dos, mon sac à flotte porté en ventral et ma tente à la main.

Le bus me déposera 2h30 (environ) plus tard à la Cavalerie ou je terminerai les 14km en stop. D’ailleurs merci aux couples qui m’ont pris après ½ de marche pour me déposer au pied du camping.

Quand je rentre dans le camping celui-ci est désert. Les mobiles homes sont fermés. Des feuilles mortes jonchent le terrain. L’accueil est vide.

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Je commence à me poser des questions tout en avançant dans le camping, lorsque j’aperçois un couple en Combi WW. Ce sont des anglais et il me confirme que nous sommes que tout les 3 dans le camping. Je plante ma tente tout de même et retourne à l’accueil pour m’apercevoir d’un petit mot « Installez-vous je passerai à partir de 19h vous voir »

 

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J’attends donc le passage du gérant et décide ensuite d’aller en centre ville ou il semble que les cafés seront ouvert à pas d’heure (Les templiers oblige)

Effectivement à 20h il y 3 café sur la place principale qui sont ouverts. J’opte pour « Le Grand Café » au style vieillot mais qui me semble plus sympa que la buvette ou un autre qui me rappelle trop les cafés branchés de Paris.

Et la je vais faire la connaissance des patrons qui sont des gens supers accueillants, chaleureux et avec qui je passerai un bon moment tout le long de mon séjour à Nant.

Ce soir la je fais la connaissance de Yves-Marie Quemener au hasard d’une discussion (faut dire que nous ne sommes pas nombreux dans le café. Je lui dis que c’est un honneur pour certaine Kikourou de poser avec lui et que moi aussi je veux ma photo avec lui.

En sommes ont déconne alors qu’on se connaît même pas. Je lui dis que je passerai le voir le lendemain matin afin de faire une photo ensemble avant de rentrer sous ma tente.

Ce soir là, il pleuvra toute la nuit et fera super froid, malgré les deux duvets que j’ai apporté.

 

Vendre 26 octobre 2007 :

Réveil très tôt. Il a plus toute la nuit et sa continue. Pas envies de sortir mon réchaud, je vais donc directement en ville « Au Grand Café » avec un arrêt à la boulangerie pour me prendre un double café.

Encore un superbe accueil de la part des patron, qui n’hésitent pas à me proposer de dormir dans du dur « Gratuitement » au cas ou il ferai vraiment trop froid. On deconne ensemble tout en se réveillant doucement. Puis Gilles Bertrand arrivera et nous ferons la connaissance. Nous discuterons de la course, de son téléphone portable qui vient de se casser et surtout de la façon de faire un vrai café « Ristretto » comme seul les italiens savent le faire. J’en profite pour le remercier de sa magnifique course du « Viaduc de Millau » et de son organisation (c’est le patron tout de même).

Puis ensuite je vais faire un tour à l’office de tourisme pour voir l’exposition de Yves-Marie Quemener et aussi pour retrouver ce qui est à mes yeux le Yann Arthus-Bertrant de la photo des Ultras.

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Je le retrouverai tout sourire de me recevoir et de discuter avec moi de sa passion (le pourquoi du comment) avant de prendre LA photo ensemble.

Puis il doit repartir pour baliser une course.

De mon coté la pluie s’étant enfin calmé et l’heure du déjeuner étant proche, je retourne au camping pour me faire des pâtes au réchaud.

 

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Puis en début d’après midi, je vais chercher mon dossard avant de récupérer RTTH qui vient d’arriver en train à Millau puis à louer une voiture pour venir à Nant.

 

Ensemble nous retournerons aux stands des courses, afin de faire du lèches vitrine de prospectus, de discuter avec les organisateurs de course qui nous font rêver et bien sur de retrouver MIC31 sur son stand.

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Nous retrouverons aussi Y-M Quemener qui discutera avec RTTH, les responsables de Mondeville91 et de la Mauritanienne avec qui je discuterai d’Agnès. Et aussi ou je rencontrerai Sébastien Lefebvre le lendemain et qui me dispensera quelques précieux conseils avant que je ne lui propose de venir chercher le podium sur le long de L’O’rigole. Puis ce sera le stand de Mic31 ou nous partagerons un bon moment avec lui qui se terminera par un gueuleton « Au Grand Café » dans la soirée.

Enfin nous rentrons nous coucher sous nos tentes. Où il fait toujours froid et humide.

Samedi 27 octobre 2007

Réveil encore bien matinal, mais la sensation d’avoir super bien dormis. La journée sera consacrée à rencontrer les kikoureurs, à encourager Mic31 qui court la « Puma Trail » dans le cadre du chalenge des trails du sud-ouest., à discuter entre nous.

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CORTO,ISARD66,TEGE,MIC31,PARA8,CLOCLO,RTTH


Puma trail
envoyé par jeff78340

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MIC31 et CORTO pour son après son arrivée sur la Puma Trail.

J’en profiterai pour apercevoir Karine Herry avec ses enfants et son mari. Bien sur elle ne court pas, mais fait acte de présence dans son collant Green Magma c’est chaussure et con coupe vent Lafuma.

 
Puis le soir nous irons manger à la pasta party entre Kikoureurs joyeux d’être là et de participer à quelque chose d’énorme. Ce sera soirée déconne avant de prendre une tisane et de rentrer me coucher à 20h30.

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BENOS et CORTO

Dimanche 28 octobre 2007

Réveil à 2h30 du matin. J’ai changé  l’heure de mon réveil la veille, mais il a lui aussi rechangé l’heure tout seul. Bon pas grave, je m’habille et vais au « Grand Café » vers 3h qui je sais est ouvert toute la nuit. Je passe par l’arrière de la boulangerie pour le petit déjeuner et m’installe au comptoir du café. Il y a déjà du monde, surtout des bénévoles mais aussi quelques coureurs qui prennent un petit déjeuner complet.
Puis vers 5h quelques kikoureurs me rejoignent et on sort dehors faire une dernière photo de groupe avant de se diriger tranquillement vers le départ.

5h25 Gilles Bertrand nous encourage, nous parle de l’Afrique et de la folie des hommes puis, c’est le coup de fusil avec les fumigènes qui rentrent en action.

La marée humaine se met en mouvement et nous nous élancerons enfin sur la grande course des templiers.


Les templiers
envoyé par jeff78340

Il fait froid et humide, il y a beaucoup de brouillard. A la sortie de la ville, un vieux papy nous joue de l’accordéon dans un abris bus. Merci a lui, et d’ailleurs nous lui ferons tous une Holla au passage.

Au bout de 2km sa commence à monter en zigzag ce qui est très beau à voir. En effet toutes les frontales devant et derrière qui sont en mouvement font pensé à un serpent d’argent qui brille de mille feux.

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Très rapidement nous quittons le bitume pour nous enfoncer dans le Larzac par les chemins.

Tout de suite le ton est donné. Ca grimpe et c’est assez technique pour la pose du pied. De gros cailloux parsèment le chemin et avec l’humidité c’est très glissant.

Nous continuons notre ascension avec le levé du jour. Nous passons par des tunnels d’anciennes voies ferrées, ou nos pas raisonnent comme les tambours de la guerre.

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Puis je croise une personne courbée sur son sac à dos qui est au sol. Il a un bonnet Kikourou, je passe le voir c’est Akhunamatata avec qui je ferais un bon gros bout de chemin, suivi par moment du Kharnardo.

Nous lions connaissance tout en arrivant au premier ravitaillement dans le village de Saucliere. Nous seront accueillis dans ce village tels des héros par tout les villageois et les familles venu encourager leurs coureurs.

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Le temps de faire le plein d’eau, de nous prendre en photo Magma et moi et nous repartons toujours encouragé jusqu’à la sortie du village par un public nombreux.

Rapidement ça recommence à monter. Ce sera une ascension de 15km environ jusqu’au Saint Guiral. Le jour est levé depuis peu, mais il y a une couche épaisse de brouillard. Petit à petit celle-ci s’estompe nous laissant apercevoir au col de la Guéritte un magnifique spectacle. En effet nous avons percé les nuages et sommes complètement au dessus d’eux sous un ciel bleu magnifique.

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Arrêt photos obligatoire pour prendre ce paysage grandiose de col, de monts, de plaines à perte de vue.

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Puis il faut repartir d’un bon pied sur l’ascension du St Guiral. Apres de jolies « single » ou il ne faut pas hésité à demandé pardon pour dépasser, ou bien passer sur le coté dès que cela est permis, j’arrive enfin tout la haut.

Je m’arrête pour m’étirer, manger une barre. Je suis rejoins par une personne qui me reconnaît. On avait couru le Viaduc de Millau ou nous avions fais connaissance.

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Puis c’est Akhuna que je croise et enfin Benos qui arrive bon pied bon œil.

Je repars dans la descente sur Dourbie ou nous attends le premier ravitaillement solide.

Cette descente est technique mais surtout c’est la première et il faut bien que les jambes s’adaptent.

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Apres cette grande descente et une petite colline nous rentrons dans le village de Dourbies.

Celui-ci est magnifique, toujours encouragé par de nombreux spectateurs tout le long de la route qui passe dans le village. Pour nous c’est énorme de se faire encourager par notre prénom (indiqué sur le dossard), et de traverser un magnifique village qui sent bon l’autrefois.

Et que dire de cet escalier de pierre qui nous mènera sur le parvis de l’église où se situe la salle des fêtes et le ravitaillement.

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Un très beau ravitaillement d’ailleurs. Avec du fromage (roquefort et gruyère), des fruits sec, du coca, du Perrier, de la soupe etc.

Je prendrai de tout, même un bout du sandwich au jambon que Khanardo a fait et me propose gentiment. D’ailleurs c’est le même groupe qui se suit. Magma, moi, Khanard et Benos.

Puis je repars à l’ascension de la crête du Suquet. Encourager par un texto et un appel de Tess2002. Mon dieu que ça fait du bien d’être encourager par tout ces gens et par nos proches (Tess, parents, amis).

Je suis un bon grimpeur, donc je repasse beaucoup de monde. Je marche d’un bon pas, n’hésitant pas à me servir des grosses pierres comme de grandes marches.

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J’arrive enfin tout la haut, après avoir gravie un paysage tout aussi magnifique mais differents des autres.

Puis la descente sur Trêves étant technique je décide de ralentir un peu. Ce qui permet à Khanardo de me dépasser. Je m’accroche à lui quelques instants jusqu’au moment ou il me lance un défis. Le défi de passer devant afin de relancer la course. Ok Khanardo pas de pb. La descente c’est mon thème de prédilection. Hop je dévale comme une fusée dans une descente bien raide et technique. 5 minutes plus tard je me retrouve seul, plus personne derrière moi. Mais il est ou ce satanée Canard ??

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Khanardo et Corto

J’arrive au village de la Trêve sous les applaudissements du public. Je me rends au ravitos, pour manger boire ma soupe et être rejoins par Khanardo et Akhuna. Je décide de ne pas m’attarder, afin de continuer d’avoir de l’avance sur Khanardo. Faisant par de mon intention de prendre un dernier verre de coca, celui-ci en profite pour repartir pendant que j’ai le dos tourné à chercher mon verre au stand.


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envoyé par akunamatata

Tant pis, je repars aussitôt pensant le rattraper sur l’ascension de La Roquarie. Nous sommes au 45eme KM et là je flanche. Impossible de courir, ou même de marcher vite. J’ai un gros passage à vide, et c’est surtout les jambes qui refusent d’avancer. Je me résigne donc à marcher. Le temps me parait long tout d’un coup. Je sais que je suis encore dans l’objectif des 10h et que j’ai un peu d’avance, ce qui me réconforte mais tout de même.

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Moi en pleine solitude

J’attends le second souffle depuis un bon moment et plus de 5km, quand Akhuna me rattrape et m’encourage à repartir. Je repars en trottinant comme je peux. Autour de moi, il y a d’autres dégâts aussi. Et puis c’est la chute d’un coureur derrière moi. Le gars c’est étalé de tout son long. Sans gravité apparemment. Nous le relevons et lui demandons si sa va, il nous répond que oui.

Je repars en trottinant dans la descente de Saint Suplice, mais vite arrêté dans ma progression par un bouchon humain. Deux coureurs plus loin Akhuna m’explique que ça bouchonne loin devant. Mon tel sonne, c’est Khanardo qui me demande ou je suis. Je lui explique, et il me dit qu’il est dans ce cas là juste devant moi. En fait ça bouchonne à cause de passage de corde.

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Akhuna pednant le bouchon

Comme je suis dans un « single » je ne peux pas dépasser sans me mettre en danger ou mettre les coureurs en danger. Donc nous faisons tous la queue en attendant que les plus peureux passent les cordes. On perdra 30 minutes avant d’avoir passer les cordes et de repartir dans la descente sur Saint Supplice. L’avantage c’est que mes jambes se sont reposé et que je retrouve aussitôt un second souffle.

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Le reste de la descente sera super sympa, technique avec de très belles choses à voir. Puis c’est la petite montée dans le village sous les encouragements et les applaudissements des spectateurs.

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Akhuna que j’ai dépassé pendant qu’il prenait une photo, je l’attends un peu en faisant le plein de solide au ravito. Puis je repars tranquillement en marchant afin de terminer, gruyère et fruit sec ainsi que pain au roquefort.

Je croise Yves-Marie Quemener qui m’encourage et à qui je lui demande de me prendre en photo ? Trop classe. Merci à toi.

TPD

Il reste 10km encore à parcourir. Il faut remonter sur le plateau du Roc Nantais. Jusqu’à celui-ci, ce sera le jeu du chat et de la souris avec quelques coureurs de mon niveau. C’est très agréable et cela permet d’accrocher les wagons comme ont dit. D’ailleurs j’en accroche un qui est composé de deux amis dont un est, en difficulté. Je progresserai un peu avec en encourageant le plus faible, avant de poursuivre ma route.

Puis c’est un trailer qui a fait la Puma la veille et qui enchaîne les templiers qui me propose de m’accrocher a lui. Je cours quelques Km avec lui tout en discutant. Avant de le laisser s’éloigner pour cause d’arrêt pipi.

Pendant ma pause je me fais repasser devant, aussi quand je repars c’est de plus belle, mais vraiment de plus belle. De plus nous sommes dans la descente du roc Nantais. C’est donc quasiment en volant mais surtout en donnant tout ce qu’il me reste que je dévale cette descente très technique.

Je sens derrière moi le même souffle et même rythme qui s’est accroché à moi. 0 partir de ce moment nous ferons la course dans la descente. A l’approche des plus lent, je demande pardon au loin en disant que nous sommes deux. Rapidement ils se mettent sur le coté nous laissant passer gentiment, je les remercie au passage en faisant bien attention de ne pas les gêner.

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Puis arrivé à hauteur du muret mon suiveur me laisse continué. Je continue dans mon envolé et retrouve celui qui a fait aussi la Puma. Au passage je ralenti le pousse gentiment dans le dos et lui dis de ne pas flancher.

A ce moment là une chose magique se produit. Il rassemble toute son dernière énergie, et nous finiront les 500 derniers mètres ensemble, à nous encourager dans la montée du centre ville après le pont, et à nous prendre part la main dans les 100 derniers mètres pour franchir la ligne d’arrivé ensemble et à toute vitesse. MERCI A TOI L AMI.

Je termine en 11h38 :45 heureux d’être allé jusqu’au bout et avec des images et des émotions pleins la tête.

Je retrouve les kikous qui attendaient les autres kikous après la ligne d’arrivée.

Je vais au ravito manger, boire, me mettre au chaud, et je vais rapidement au dernier virage avec les autres kikous pour attendre afin d’encourager ceux qui reste encore en course.

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RTTH arrive enfin

Puis c’est le repas d’après course avec ou nous décompresserons tranquillement autours d’une bouteille de vin étoilé (véridique, merci le restaurateur lol).

 Un repas sommaire mais une convivialité kikourou du tonnerre.

 Puis c’est le moment de se séparer et d’aller se coucher.

 Le lundi ce sera le moment de plier la tente RTTH et moi et de repartir sur Paris avec des couleurs plein la tête.

 

ALORS JE ME REPETE, MAIS MERCI POUR CE SUPERBE Week-end AUX SPECTATEURS, ORGANISATEUR, BENEVOLE ET SURTOUT AUX KIKOUS PRESENTS

ET AVANT TOUT AUX DEUX SPONSORS

GALILEO PERFORMANCE ET RUNNING AVENTURE

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Les Kikous avant le départ

Retrouver toutes les photos en cliquant ici

 

 

 

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15 octobre 2007

CR sur le sentier des Lucioles

Super, merci à tous

Voila comment je veux commencer ce CR.
Effectivement, encore une fois Remy et toutes son équipe ont maîtrisé leur trail.

De toute façon j'étais déjà convaincu par l'ASRTRAIL depuis que j'ai participé au trail d'Auffargis en Avril 2007 qui est inscrit dans le challenge X-trem IDF.

Et puis faut dire qu'à Auffargis, on a rien a envier à la moyenne montagne. Remy sait où trouver le dénivelé, les gros rochers, les grandes fougères, les pires descentes techniques etc.

Alors de jour c'est déjà terrible, mais j'avais envies de voir la nuit, quand la pyrotechnie des lucioles est en place.


Samedi:
Comme à mon habitude je n'ai pas beaucoup dormis. A chaque veille de course, je suis tellement excité dans découdre que j'ai du mal à trouver le sommeil. C'est donc une journée farniente, ou je glande.

Mais bien sûr à force de glander, l'heure où RTTH doit passer me prendre approche et je n'ai toujours pas fait mon sac. Et puis il est ou ce certificat médical? Est ce que la superette est encore ouverte pour que je m'achète du ravito?

C'est au moment ou je ferme mon sac, et où je regarde par la fenêtre que je vois RTTH se garer dans ma rue.

Lui est déjà tout prêt, en collant. Bon il m'avouera que c'était pour me foutre la honte. Mais je m'en fous, le voisinage à l'habitude maintenant des moules ****

Allez hop je charge mes affaires dans le coffre, et on file à Auffargis rapidement histoire de se trouver une place proche de la salle des fêtes.

Bon ben c'est raté, il y a déjà du monde, et c'est au cimetière de l'entrée de la ville que nous devons aller. Une charmante bénévole nous accueil, et nous indique ou nous mettre.

Y a vraiment du monde, ça ce change à l'arrière des voitures, vient au parking, part à la salle des fête, sa pullulent de coureur, et il n'est que 7h.

On fait pareil, on se prépare de façon à ne pas revenir à la voiture. On vérifie notre équipement, et direction le retrait des dossards.

En rentrant dans la salle du retrait, je cherche Agnès du regard, je sais qu'elle sera là, et suis content de la retrouver. Malheuresement elle n'est pas aux dossards.

On récupère le notre, puis on sort s'échauffer un peu, prendre des photos, et localiser d'autres kikoureurs avec notre buff sur la tête.

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Corto

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RTTH


RTTH par trottiner dans son coin, pendant que moi je m'étire en me faisant surprendre par Agnès qui surgit de ne je sais où.

On discute rejoins par RTTH et puis c'est la séance photo souvenir.

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RTTH, Agnès, Corto


La nuit continue de tomber, et Remy nous annonce que le départ sera décalé de 15 minutes.
Mais surtout il essaie de nous expliquer que nous ne sommes pas du bon coté de l'arche de départ, pendant que personne ne l'entend ou ne l'écoute pas.

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Pendant ce temps RTTH reviens avec un autre Kikoureur sympathique "Le lombric". On se présente, échangeons nos impressions, discutons de nos objectifs dans le calendrier, c'est conviviale.

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RTTH et le Lombric


Enfin quand tout le monde est bien placé, Remy nous fait un petit briefe sur le trail.

Puis c'est la musique accompagnée par des torches et fumigènes qui précède la corne de brume qui va nous libérer.

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Le départ se fait très rapide. L'avantage que j'ai c'est de connaître le parcours très technique d'Auffargis, donc même si c'est plat, je sais la 1ere montée qu'il faut marcher. Et je m'amuse à regarder ceux qui détalent comme des fous.

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La première montée arrive donc rapidement au bout de 300 mètres environ. Et la connaissant je me mets à marcher des le début, d'autre ferons l'erreur de la gravir en montant avant de s'apercevoir qu'ils sont essoufflés dans le premier tiers de la côte.

Après ce sera une succession de montées-descentes-montées-descentes-montée et surtout montée et à ce propos:( je fais un copier coller du Lombric: "j’arrive sur une portion plate (la chose est rare donc je le note)"), le tout avec des bruits de feux d'artifices au loin dans la 1ere demi heure de course.

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Je sais que Le lombric et RTT sont devant moi, et quand je rattrape RTTH je suis assez surpris. Je cours à ses cotés quelques instant avant de le dépasser en me foutant de sa gueule. Malheuresement on est dans un single ou c'est très dur de dépasser, et j'en profite pour faire le cabri, dans les montées et descentes, et donc de  mettre quelques coureur en RTTH et moi. Puis quand le chemin s'élargit et j'accélère progressivement.

Je sens que l'entraînement des templiers (course qui a lieu dans deux semaines) porte ses fruits. Et puis je contrôle ma gestion de course. Ni trop vite, ni trop lent.

Soit je dépasse, ou j'accroche des wagons de mon niveau.

Ce qui me plait aussi, c'est de gérer tactiquement la position de mes pieds en anticipant à l'aide de la frontale que je n'hésite pas à manipuler l'angle d'éclairage ou à mettre en mode "Boost" (ce qui me vaudra d'être talonné de prêt par certain pistard ayant une frontale de ******)

Je progresse dans la nuit, ponctué par des passages ou sont positionné des bougies sous verre, qui illumine tel des Lucioles. Et comme le dit le Lombric: "Ces passages au milieu des bougies, (entre les rochers, sous le tunnel) sont vraiment des moments forts de la course."

Puis quelques bénévoles nous donnent le score du Rugby, on est 6 à 5 pour la France. De quoi ne pas prendre de coup au moral, et d'être mentalement super bien.

 

Puis on continue au dessus des Vaux de Cernay. Je sais que cet endroit est chiant, puisqu'il s'agit d'un "single" ou il est quasiment impossible de doubler. J'anticipe donc et me tape une bonne accélération avant, me fraye un passage pendant en passant là ou je peux me glisser.

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Enfin c'est la résidence avec son jardin grillagé. Je sais qu'il reste 2km environ, et je donne tout ce qu'il me reste. Et toujours avec l'avantage de connaitre le chemin dont je sais que ce ne sera que du faux plat et qu'il n'y a plus de difficulté. Je continue donc de dépasser et le plaisir est là. Je pense à RTTH qui ne m'a pas rattrapé (je ne sais ou il en est derrière).

Dernier virage et je vois des spectateurs applaudir les arrivants et nous encourager.

Puis c'est le tapis rouge, magnifique avec les lumières, et Remy qui annonce les arrivées.

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Je suis accueilli par des bambins qui me remettent le trophée finisher, super sympa et certainement de future Champion.

Puis je vais rapidement au ravito me prendre du solide et du liquide, avant de retourner à la ligne d'arrivée pour prendre l'arrivé de RTTH. En effet depuis 1 an que l'on court ensemble, c'est toujours moi sur les photos de la ligne. Sauf qu'aujourd'hui j'ai bien progressé et c'est à moi de le prendre en photo 15 minutes plus tard.

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RTTH

L'ambiance et très sympa à l'arrivée. On se mélange entre nous, discutons de ce que l'on vient de vivre. Je prends même une photo avec un groupe sympathique que je connais pas, mais avec qui je rigole et la bonne humeur en +

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Puis c'est l'heure de la soupe, merci Elfette pour ta potion magique. Les retrouvailles avec Agnès qui revient du débalisage des 8 premiers kilomètres. Ensuite rejoins par Le Lombric et sa copine ainsi que leur petit chien, pour le voir fatigué mais visiblement émerveillé par la course qu'il vient de vivre.

Enfin on se sépare, chacun pour rentrer chez soi.

Moi j'aurai encore une petite pêche d'enfer jusqu'à 2h du matin avant de m'écrouler en faisant de beaux rêves.

Merci à l'organisation ASRTRAIL

Merci a RTTH de partager ces courses avec moi.

Merci au Lombric pour sa sympathie.

Merci à vous de m'avoir lu.

La totalité des photos  ICI

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07 octobre 2007

10km de Saint Cloud

Le CR du 10km nature de Saint-Cloud 07 octobre 2007


10km de Saint Cloud
Vidéo envoyée par jeff78340

 

Cette course est un peu imprévue dans mon agenda. En effet je suis en pleine préparation des templiers et je n’ai pas prévu de 10km nature comme teste.

 

Mais cela me fait très plaisir d’y aller, car c’est pour retrouver une athlète que je n’ai pas vue depuis le trail de Sully. C’est donc pour la revoir de nouveau que m’inscrit immédiatement quand elle m’annonce qu’elle y va. Et puis il devrait y avoir RTTH et Tatt’s, mais finalement ils ne seront pas là.

Mais je profiterai de mon post sur Kikourou.net pour faire la connaissance de Loicm et de Christellem qui seront eux aussi à Saint Cloud.

Je donne donc rendez vous à chacun pour le dimanche 7 octobre 2007.

 
Dimanche 7 octobre 2007 :
Le réveille sonnera à 6h du matin. C’est un peut tôt pour un départ à 9H30, mais j’ai rendez vous à la gare de Versailles Chantier, ou Tess doit me récupérer pour m’emmener en voiture.

Satanés trains de banlieue. Surtout les dimanche, les horaires étant à la con, je n’ai pas d’autre choix que de donner rdv à 7h12 à la gare.

Le temps de refaire sonner le réveil, et hop je saute du lit pour prendre ma douche. Rapidement je ressorts et je prépare mon sac (pour vu que je n’oublis rien), ah zut j’ai oublié de faire la photocopie du certificat médicale.

Bon vite il faut que j’avale du solide avant de louper mon train. Aller hop une part de camembert et deux poires Williams (désolé pour l’haleine lol ). Puis direction la gare des Clayes.

Trois stations plus tard j’arrive donc à 7h12 à Versailles Chantier.  Je suis un peu fatiguer car j’ai très peu dormis et surtout il y avait plus de café à la maison. Je me dirige vers le distributeur de la gare : EN PANNE !!!! Pff je ne peux pas démarrer sans café. Et Tess qui n’est pas encore arrivé.

Bon allé je me prévois un plan de replis avec l’aide du guichetier, pour être au cas ou, à Saint Cloud pour 8h30.

Puis je me remets à chercher un distributeur de kawa, quand j’entends « Jeff, Jeffffffff !!! », cool c’est Tess qui arrive. Aller hop je charge mon sac, m’installe et nous voila partis dans les rue de Versailles direction Saint Cloud à la recherche d’un café OUVERT !!! Mais non, Saint Cloud c’est mort le dimanche matin, un habitant nous dit d’aller à Boulogne-Billancourt.

Enfin c’est bon, après avoir tourné pour trouver une place on en trouve un d’ouvert. Aller hop, 3 café allongé (Deux pour moi et 1 pour Tess), le tout accompagné par les superbes madeleines maison, au miel et surprise, de Tess. Hummmmmmmmmm que c’est trop bon un petit déjeuner comme ça.

 
Puis c’est le temps de retourner sur Saint Cloud pour ce changer et récupérer les dossards.

Après mettre changé dans le vestiaire homme et en attendant la miss, j’essaie de récupérer Christellem et Loicm. Facilement reconnaissable à leurs casquettes rouges Kikourou, je les trouve rapidement.

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Puis une fois les présentations effectués, nous partons tous les quatre nous échauffer en retournant à la voiture, afin de déposer mes affaires (y a un monde fou à la consigne).

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L’humeur est à la déconnade et à la détente. Christellem va faire son 1er 10km, on l’encourage et on la rassure un peu (sauf Loicm qui lui indique les urgences au cas où elle meurt lol)

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Puis on se place sous l’arche. Tess devant pour tenter un chrono, et nous trois derrière plutôt dans l’objectif d’y aller cool pour ne pas hypothéquer les Templiers pour moi, et le semi marathon de Paris pour Christellem et Loicm.

 
09h30 : Top départ, c’est le coup de feu.

Devant sa part un peu vite, et derrière sa marche tranquillement jusqu’à l’arche avant de partir en petites foulées. Je souhaite « bon courage » à mes compagnons, mais reste à leur hauteur quelques centaines de mètres.

Puis pour ne pas rester bloqué par les petits groupes qui encombre ma régularité, je commence à accélérer.

Et à partir du 0,5km jusqu’à l’arrivée je vais vivre un super moment.

En effet je monte dans les tours progressivement. Je dépasse les concurrents un par un, sans que beaucoup ne s’accroche à moi. Puis avec l’entraînement trail des Templiers, je dépasse encore dans les montées et dans les descentes. J’accélère toujours un peu plus à chaque kilomètre. Me disant que je donnerai tout le reste sur les 3 derniers.

Puis je n’arrête toujours pas de dépasser sans me faire dépasser c’est grisant. Arrivé au 8km environ, une belle montée d’1km se présente. Aller hop je ralenti un peu et gère ma respiration (ne pas s’essouffler, bien balancer les bras correctement). Sur les derniers 300 mètres de la montée, j’entends la même foulée qui tape le sol, accompagné d’une respiration saccadée. Quelqu’un tente de se mettre dans ma course, aller j’accélère jusqu’à la fin de la montée, puis lors de la descente, j’accélère un peu plus ce qui me permettra de le distancer un peu et de ne plus l’entendre.

Nous sommes dans le dernier kilomètre, avec une route forestière en ligne droite et de la boue en plein milieu. Pendant que les autres s’écartent pour ne pas salir leurs chaussettes blanches, moi je l’ai double en passant en plein milieu.

Mais qu’entends je ? La même foulée et respiration qui reviens. Ah non je suis pas d’accord, je veux pas qu’on double dans les derniers mètres, alors que ça ne c’est pas produit jusque là.

Aller hop je me fixe un lièvre au loin et me donne pour objectif de le dépasser. Je le rattrape mais il doit m’entendre car il accélère, et si j’accélère il accélère encore.

Nous rentrons sur le stade pour en parcourir la moitié. La gerbe me monte, mais je continue la poursuite. Malheuresement rien n’y fera, il sera plus fort que moi et je franchirai la ligne d’arrivée juste derrière lui (sans gerber lol)

J’ai donc fait mon 10km en 48’46, et je suis rejoins par Tess qui est arrivée avant moi. On se saute au cou comme des gamins contents d’avoir jouer.

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Puis direction le ravito, car je n’en ai pas pris au 5eme kilomètre, et j’ai hyper faim et soif.

Nous allons nous reposer à l’entrée du stade en attendant nos deux kikoureurs et surtout Christellem dont c’est sa première. Je les aperçois arrivée quelques minutes plus tard, et vais à leur rencontre pour les encourager, au passage Tess s’y met aussi, on leur crie nos encouragements. Et traçons sur la ligne d’arrivée pour les photos et les accueillir.

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Ensuite nous aurons droit au discours du présentateur de la foire aux pâtées. Le seul point noir de l’organisation. Un discours machiste, qui ne donnais pas le temps des féminines. J’ai même était lui en toucher deux mots, et il est revenu à la charge pour s’enfoncer un peu plus. Puis voyant que j’avais le soutient du groupe et certainement que le discours de ses amis face à ses lamentations à fait quelques choses, il se rattrapera un peu gauchement par la suite en n’en faisant trop cette fois si.

Enfin nous assisterons à la tombola espérant gagnée les IPOD et autres lots super sympa (merci Mizuno). Et enfin la remise des médailles du 10km. Le tout avec les fameuses madeleines de Tess, encore mieux que la mère Poularde.

Ensuite chacun repartira de son coté, car pour moi la route et encore longue. En effet j’ai décidé de rentrée de Saint Cloud au Clayes sous Bois en 3h maximum (sortie que je devais faire ce jour).

P1060064

C’est finalement en 2h52 :34 que j’y arriverai. Non sans jardiner un peu beaucoup dans le parc de Saint Cloud, puis à Marnes la Coquette en passant par Vaucresson. Avant de retrouver une partie du parcours de la rando « Paris-Mantes La Jolie ».

Entrainement___Saint_Cloud_Les_Clayes_07_10_2007

Je crois que j’ai eu une journée bien remplis et que je vais enfin bien dormir cette nuit lol.

 

MERCI à Tess, Christellem, Loicm pour leur gentillesse et leur sympathie.

Les totalité des photos au format original  ICI

 



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28 août 2007

100km Sologne 25 aout 2007 le CR


100km Sologne 25 aout 2007
Vidéo envoyée par jeff78340

Souvenez vous,

il y a quelques temps je vous parlais de ma prochaine participation à mon premier 100km. Vous avez même pu suivre mon entrainement quotidien: voir ICI

 


Voici donc mon CR de la course


Vendredi 24 août 16h:
RTTH doit venir me prendre en voiture chez moi dans une heure quand je m'aperçois que je n'ai pas de certificat médical à la maison, mais qu'il est resté chez mes parents à mon retour de vacance. Petit coup de fil pour le prévenir de ce contretemps.
Je lui dis que je prendrai le bus, et qu'il n'aura cas me récupérer chez mes parents 15 minutes plus tard que l'horaire prévu.

Vendredi 16h30:
Le bus a du retard. Je regarde de nouveau les horaires, et je m'aperçois que ce sont ceux de la rentrée, et concernant les horaires d'été y a plus de bus. Re-coup de téléphone à RTTH pour le prévenir. Il me propose de me récupérer à une gare proche de chez lui, et de m'emmener chez mes parents. Pendant que je récupère mon certif, il ira voir sa grande mère qui habite à deux pas de mes parents.

Vendredi 17h30:
On vient d'arriver à St Germain, il me dépose et je file chercher mon certif. Je croise mes parents qui m'encouragent une dernière fois. Je cherche le certif que je trouve enfin mais il s'agit de l'original, je décide donc d'emprunter la photocopieuse de mes parents. Horreur il n'y a plus d'encre. Je suis obligé de trouver une librairie pour photocopier mon certif.

Vendredi 17h45: Je retrouve RTTH et nous voila enfin partis directions la Sologne. Il y a tout de même des jours où ça ne veut pas.

Vendredi 21h15: Après avoir contourné une rue sans issue pour cause de travaux (mais ça TOMTOM le GPS ne pouvait pas le savoir) on trouve enfin la salle des fêtes. Il était temps car les inscriptions allaient se terminer avec 15 minutes de retard et ré ouvrir seulement samedi matin avant le départ.

Puis nous allons nous installer à la pasta-party où l’on nous fait réchauffer des pâtes un peu collante (enfin on avait qu’à arriver à l'heure 19H30)

Ensuite direction Vierzon dans un hôtel du style, Formule 1, (Première classe) ou RTTH a réservé une chambre pour trois. Et oui on a vainement cherché un accompagnateur.

Disons tout de suite qu'un dortoir ou voire une chambrée militaire et plus sympathique, mais sa dépanne, il y a la TV (malheuresement Osaka c'est trop tard dans la nuit), et puis ce n’est pas cher du tout (34euros pour 3 maximum)

Après les préparations de la dizaine de petites bouteilles énergétiques d'RTTH, extinction des feux et on essaie de faire dodo. La veille avec l'excitation, je n'ai pas beaucoup dormi.

Et bien ce n'est pas cette nuit qu'on dormira mieux, sommeil difficile à cause de la chaleur (même fenêtre ouverte), du matelas pas assez large et dur, et toujours cette excitation de vouloir en découdre.

Je m'endors enfin qu'il faut déjà ce lever, il est 4h30 du matin.

Samedi 4h35:
RTTH aussi n'a pas réussi a avoir un sommeil récupérateur. On est un peu dans le gaz, alors une douche s'impose pour se réveiller. Puis après s'être habillé, direction Theillay pour le petit-déjeuner de l'organisation.

Samedi: Salle des fêtes, avant le départ:
Moi je ne peux pas démarrer la journée sans un vrai café. Malheuresement il n'y a que du café lyophilisé. Mais il y a aussi du pain, beurre, confiture, céréales, chocolat, lait etc. Donc je me rattraperai sur le solide.

Samedi 6h28: la salle se vide dans une petite cohue sympathique, direction le parking de la salle des fête, ou le départ va être donné dans peu de temps. Le temps d'aller au toilette, de perdre RTTH et me voila sur la ligne de départ à écouter les dernières recommandations et d'entendre le coup de feu.

Samedi 6h30:
Voilà je m'élance, j'ai attendu ce moment depuis 10 semaines. D'abord une boucle de 5km, puis une autre de 15km, et enfin celle de 85km.

Dès le début j'adopte la méthode Cyrano sur du 15/1 (soit 15 minutes de course et 1 minute de marche active). Cela m'amuse, car beaucoup me regarde marcher en me dépassant, et hallucine ensuite de me voir m'éloigner devant eux. Je remonte ainsi, petit à petit mais en me préservant, plusieurs coureurs.
Je suis super bien, sur une base de 10km/H au 5 premier kilomètre. Il fait nuit, et le jour pointe le bout de son nez. Dans peu de temps, il fera jour, et la chaleur arrivera. Nous traversons la ville, avant de la contourner en partie, par les bois, puis nous revenons vers la ligne de départ, ou les accompagnateurs attendent leur coureur, et les familles  encouragent tout le monde.
Puis nous nous élançons sur le 10km à la tombée de la nuit, direction les bois et ses lignes droites avant de revenir par la ligne de départ en y croisant les coureurs qui s'élancent sur le 80km. J’espère croiser RTTH qui est devant moi, mais je ne le verrai pas. Dommage pour l'encouragement mutuel. Cela fait donc 15km que je cours avec ma méthode Cyrano et je suis toujours à une vitesse de 10KM/H environ. Je me sens bien, heureux. Je discute même avec un agriculteur qui n'en est pas à son premier 100km, mais qui s'intéresse à la méthode. Je lui explique, lui disant toutefois que j'expérimente et sur mon premier 100km, donc faudra voir le résultat.

Le plus drôle c'est quand je lui dis "Je te dis à tout de suite, je dois marcher", et que je le rattrape pour finir de discuter, tout en l'entraînant sur mon rythme. Puis je finis par le lâcher pour assurer le rythme que j'ai choisi.

Je franchis les 20km en 1h57:44, soit toujours dans le même rythme. Le plus dur à gérer dans la méthode, c'est les relances, mais on y est habitué en trail.

Il fait beau et le paysage et magnifique. C'est très verdoyant, beaucoup de petits cours d'eau, et de grandes propriétés le long de la route. Il n'y a pas de voiture et chacun cours sur le côté ou au milieu de la chaussée.

Je passe le 30km en 2h55:37. Je m'hydrate tous les 1/4 d'heure et mange du sucré ou du salé tous les 1/2 heure. À chaque fois que je marche, pour ne pas suffoquer avec la mastication en courant. Et puis c'est un bon pense bête: Marche=boire ou, manger et boire.

Les paysages sont toujours aussi superbes. Il y a quelque personne devant et ou derrière, mais on ne se sent pas encore seul.
De plus je suis dans le groupe des 10km/H et nous nous suivons tout en nous doublant mutuellement.

Je passe le 39km en 3h54, mais j'ai commencé à souffrir des cuisses. Elles sont douloureuses, chaque impacte supplémentaire me fait ressentir des jambes de bois ou en béton. Le moral et pourtant bien là. Je me demande même si ce n'est pas le fameux mur du marathon. Mais je me dis que non, puisque je n'ai qu'une douleur musculaire.

Du 39e au 40e KM, soit 1km, je mets 15 minutes 25. Je ressens de grosse brûlure, et j'en peux plus.

Je me décide donc de m'arrêter au prochain ravito, de me changer en mettant un maillot sec, et de bien manger.
Une fois changé, je repars, mais c'est toujours aussi douloureux, je me décide donc de continuer en marchant jusqu'à ce que sa passe.

J'arrive au 45e et l’on me dit que certainement au 50e il y aura un kiné. Ne pouvant repartir, je marche jusque là, en rencontrant des compagnons d'infortune. La première a deux accompagnateurs vélo. Elle ne s'est préparée qu’en sous-bois c'est son premier 100km et fait les templiers dans deux mois. Exactement comme moi, et nous avons les mêmes symptômes. Après quelques échanges sympathiques, je fais la connaissance d'un autre compagnon. C'est son 4e, il n'est allé au bout que sur le premier. Nous faisons connaissance jusqu'au 50Ëme.

49e:
Pas de kiné, mais le conducteur de la voiture qui s'occupe d'alimenter les ravitos me dit qu'il peut me masser si j'ai de l'huile. J'en n’ai pas. Mais heureusement mon dernier compagnon d'infortune en a lui. Et de l'huile d'Arnica. Aussitôt c'est 15 minutes de massages des cuisses. Du bonheur, pour nous deux, un vrai régal. Un grand merci à ce bénévole.

Nous voilà repartis. J'ai entre temps basculé sur du 9/1 (9 minutes de course, 1 minutes de marche). Au 50 eme je suis à 5h54 de course.

Rien n'est perdu, je peux terminer en moins de 11h.

Je me sens bien, mes cuisses vont mieux et me le font savoir, je repars donc sur une base de 10km/h

Puis j'entre dans Marcilly où l'on m'a assuré que le parcours était encore plus beau après.

J'entends des cris, je regarde devant moi et je vois un vélo sur béquille, un accompagnateur, et une personne au sol qui frappe violement le sol de ses mains dès que l'accompagnateur lui soulève les pieds. Quand j'arrive à leur hauteur, je leur propose de prévenir quelqu'un. Mais le coureur me répond en larmes et dans un souffle de souffrance que ce n'est pas la peine.

Pourtant je préviendrai les prochains bénévoles que je croiserai. Je suis sûr que j'ai bien fait. Ce que j'ai vu c'est un homme souffrant et surtout inconscient de son état. Quand j'arrive sur les bénévoles, l'ambulance est en train de repartir, j'ai beau faire des signes de loin en approchant, elle part tout de même. Un bénévole cours dans ma direction, et je lui explique l'histoire. Il tentera de rappeler l'ambulance mais en vain. Moi je me ravitaille, et j'ai même le droit à une pastille de sel. Mes cuisses me rappellent à leur bon souvenir. Je suis au 55e.

Mon portable me bip un texto, c'est RTTH qui m'apprend qu'il a abandonné sur blessure au 55e et qui repart sur Theillay en ambulance.

C'était donc certainement lui dans l'ambulance. Il n'a rien de grave, mais on aurait pu se croiser à 10 secondes près.

Effectivement après Marcilly c'est encore plus sauvage. Plus d'étangs, plus verdoyants, plus de petits marécages. Vraiment magnifique.

Au 58e j'en peux de nouveau plus, je marche. RTTH arrive à me joindre sur mon portable pour m'expliquer sa situation. Je lui explique la mienne. Je n'ai pas envie d'arrêter, et j'ai l'intention de finir les 40 derniers KM en marchant.

Malheuresement même en marchant chaque impacte est insupportable. De plus un rapide calcul me démontrera que j'arriverai vers 21h.

Ma décision est prise au 65km lors du ravito. J'arrête définitivement et je n'hypothèque pas les Templiers qui sont dans deux mois.

La voiture du ravitailleur des ravitos me prendra au 65e. Dedans se trouve mon compagnon d'infortune et son huile d'Arnica. Lui aussi a pu repartir, un peu seulement. On nous emmène au 70e Km. Ou plusieurs compagnons d'infortunes attendent l'ambulance. Puis elle arrive et c'est la fin de l'aventure. Il y a plus de retour arrière possible quand je monte dans l'ambulance. J'ai rendu mon dossard. De toute façon je suis heureux. J'ai fait un gros morceau, et je suis entièrement satisfait.

J'aurai mis 8h33:36 à faire 67km26.

Arrivé à Theillay, je retrouve Olivier ou je lui fais croire que je viens d'arriver, que je l'avais fait marcher au téléphone en lui faisant croire que je n'allais pas bien. Avant de lui avouer la vérité.

Les gens autours rigolent, et l’on se met à discuter de notre aventure.

Puis ce sera le repas d'après course, non sans avoir discuté avec le journaliste de VO2 pendant l'apéro.

Enfin c'est la remise des médailles, où pendant celle-ci je discute avec une femme, de la course, de mon abandon, de ma joie d'avoir parcouru cette distance etc... Elle me raconte elle aussi avec un grand sourire et des yeux d'enfant ce qu'elle à vécu et me soutient en m'encourageant à renouveler l'expérience. On se marre tout en applaudissant la remise des trophées jusqu’à ce que l'on l'appelle sur l'estrade. Elle est 4e féminine. C'est aussi ça le 100km. Des champions accessibles et humbles.

Nadine Weiss aussi était présente, on a discuté un peu, elle aussi est humble et très souriante. Elle a fini aussi sur le podium. Un gros bravo à cette championne aussi. C'est elle qui balise et gère les inscriptions du trail de l'O'rigole.

Voilà j'ai passé une journée pleine d'humanité, de souffrance aussi parfois, de bonheur surtout, et avec des gens merveilleux.

Un gros merci à RTTH à m'avoir poussé pour tenter l'aventure du 100. Et surtout de m'avoir, supporter pendant ce séjour et aussi sans qui ce voyage n'aurait pas été possible pour moi.

Un gros merci à Cacahuète pour son message qui m'a fait très plaisir.

Un gros merci à Tatt's pour son message d'encouragement, et je lui souhaite un rapide rétablissement.

Un gros merci à Ahmed, mon ami d'enfance qui s'est entraîné un peu avec moi et avec qui j'ai partagé de super vacance.

Et enfin je voudrai particulièrement remercier TESS pour ses nombreux textos d'encouragements pendant la course. Cela m'a énormément fait plaisir d'avoir de tes nouvelles de cette façon.

Enfin je ne remercie pas mes profs de français qui ne m'ont pas appris grand chose et sans qui il y aurai certainement beaucoup moins de fautes dans ce CR.

Et évidemment un grand merci aux organisateurs, bénévole, publics, coureurs

100_de_sologne


DistanceVitesseCadenceCumul
1 km 9.8 km/h 06'07'' 06'07''
2 km 9.52 km/h 06'18'' 12'25''
3 km 10.58 km/h 05'40'' 18'05''
4 km 10.77 km/h 05'34'' 23'39''
5 km 10.02 km/h 05'59'' 29'38''
6 km 11.11 km/h 05'24'' 35'02''
7 km 10.43 km/h 05'45'' 40'47''
8 km 9.62 km/h 06'14'' 47'01''
9 km 10.37 km/h 05'47'' 52'48''
10 km 9.65 km/h 06'13'' 59'01''
11 km 9.97 km/h 06'01'' 01h05'02''
12 km 9.72 km/h 06'10'' 01h11'12''
13 km 9.8 km/h 06'07'' 01h17'19''
14 km 10.77 km/h 05'34'' 01h22'53''
15 km 9.78 km/h 06'08'' 01h29'01''
16 km 10.55 km/h 05'41'' 01h34'42''
17 km 10.16 km/h 05'54'' 01h40'36''
18 km 10.14 km/h 05'55'' 01h46'31''
19 km 11.11 km/h 05'24'' 01h51'55''
20 km 10.4 km/h 05'46'' 01h57'41''
21 km 9.91 km/h 06'03'' 02h03'44''
22 km 10.94 km/h 05'29'' 02h09'13''
23 km 10.02 km/h 05'59'' 02h15'12''
24 km 10.71 km/h 05'36'' 02h20'48''
25 km 9.3 km/h 06'27'' 02h27'15''
26 km 11 km/h 05'27'' 02h32'42''
27 km 10.68 km/h 05'37'' 02h38'19''
28 km 10 km/h 06'00'' 02h44'19''
29 km 10.61 km/h 05'39'' 02h49'58''
30 km 10.68 km/h 05'37'' 02h55'35''
31 km 9.16 km/h 06'33'' 03h02'08''
32 km 10.22 km/h 05'52'' 03h08'00''
33 km 9.37 km/h 06'24'' 03h14'24''
34 km 10.08 km/h 05'57'' 03h20'21''
35 km 9.25 km/h 06'29'' 03h26'50''
36 km 8.82 km/h 06'48'' 03h33'38''
37 km 9.89 km/h 06'04'' 03h39'42''
38 km 9.02 km/h 06'39'' 03h46'21''
39 km 7.42 km/h 08'05'' 03h54'26''
40 km 3.35 km/h 17'53'' 04h12'19''
41 km 6.55 km/h 09'09'' 04h21'28''
42 km 6.36 km/h 09'26'' 04h30'54''
43 km 6.33 km/h 09'28'' 04h40'22''
44 km 6.11 km/h 09'49'' 04h50'11''
45 km 5.81 km/h 10'19'' 05h00'30''
46 km 6.19 km/h 09'41'' 05h10'11''
47 km 5.9 km/h 10'10'' 05h20'21''
48 km 6.26 km/h 09'35'' 05h29'56''
49 km 6.13 km/h 09'47'' 05h39'43''
50 km 3.46 km/h 17'20'' 05h57'03''
51 km 4.14 km/h 14'28'' 06h11'31''
52 km 9 km/h 06'40'' 06h18'11''
53 km 9.32 km/h 06'26'' 06h24'37''
54 km 8.39 km/h 07'09'' 06h31'46''
55 km 8.23 km/h 07'17'' 06h39'03''
56 km 5.96 km/h 10'04'' 06h49'07''
57 km 6.83 km/h 08'47'' 06h57'54''
58 km 8.23 km/h 07'17'' 07h05'11''
59 km 7.79 km/h 07'42'' 07h12'53''
60 km 6.54 km/h 09'10'' 07h22'03''
61 km 6.72 km/h 08'55'' 07h30'58''
62 km 5.21 km/h 11'30'' 07h42'28''
63 km 6.07 km/h 09'53'' 07h52'21''
64 km 6.1 km/h 09'50'' 08h02'11''
65 km 6.05 km/h 09'55'' 08h12'06''
66 km 6.32 km/h 09'29'' 08h21'35''
67 km 6.06 km/h 09'54'' 08h31'29''

 

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24 mai 2007

CR de la course du viaduc de Millau

                       CR de la course du viaduc de Millau                    

                  

Vendredi

Nous sommes vendredi matin quand je me réveille à 6H30.
Je dois passer chez mes parents récupérer la tente, le réchaud et divers trucs.

C’est donc à 9h45 que j’arrive à la gare de Lyon. Il y a beaucoup de personnes qui partent en voyage. Certainement les RTT. Le ciel est plutôt couvert, mais il fait tout de même assez bon.

10h :
Je regarde autour de moi espérant apercevoir d’autres coureurs, mais n’en trouve aucun en basket digne de ce nom.

10h15 :
Depuis la veille je pense à Millau, la course bien sûr mais aussi les à cotés. La piscine du camping, les promenades, la visite de la ville. Je pense aussi aux conseils de ma coach, d’autant que je suis mauvais élève et que je n’en fais qu’à ma tête en accumulant beaucoup de trail et autres courses. Enfin de toute façon je ne vais pas à Millau pour le chrono, mais juste pour le fun de courir sur une autoroute et un viaduc.

10h45 :
Je viens de passer 10 minutes à réorganiser mon sac. On passe son temps comme on peut. Il me tarde à monter dans le TGV et il commence à pleuvoir.

11h10 :
C’est bon, je viens de m’installer dans le TGV, c’est enfin le départ qui commence.
C’est la première fois que je prends l’IDTGV, je suis en IDZAP où il paraît que c’est plus convivial. En tout cas c’est bondé et toujours pas de coureur en vue.

12h45 :
Plus on s’approche de Montpellier et plus le paysage est vallonné. Je suis assis près de la fenêtre à contempler le paysage et à m’imaginer courant sur ces fantastiques terrains de jeu ou dénivelés et paysages magnifiques se succèdent à des vitesses que je n’atteindrai jamais. On y voit des champs, des forêts de pins, des vaches, des étangs, des fleuves et des cours d’eau et aussi des villages typiques ainsi que des fermes isolées.

Vers 14h :
Nous sommes en garde Valences. Après le départ du train, j’assiste à un magnifique spectacle avec les premières montagnes, pour moi c’est un pur moment de bonheur, et l’envie me prend de vouloir les courir.

Je viens de passer un champs d’éoliennes, aux cotés de vulgaires pylônes électriques partants d’une central EDF avec ses grosses cheminées qui fument.

C’est enfin que j’arrive à la gare de Montpellier.
Je récupère mon sac à dos dans le compartiment des sacs, quand je croise le regard d’un type qui semble me regarder avec connivence. Moi je mâte ses pompes, et je vois une belle paire de trail Salomon, je lui demande alors s’il va à Millau. Il me répond que oui. Lui et sa femme y partent pour la course du Viaduc. Je leur demande s’ils descendent en Stop, mais je changerai d’avis. En effet ils y vont en bus, ont l’air sympathiques et de plus on aura le temps de boire un verre sur une des places de Montpellier.



Deux heures et demie plus tard, nous descendons du bus à la gare de Millau (oui il y a une gare pour un train de nuit direction St Lazare et par période).

Nous nous séparons chacun de notre côté, eux pour aller chez un ami à lui, et moi pour m’installer au camping. En tout cas je remercie Olivier et Magali (Sans E) pour leur sympathie et d’avoir partager une partie du voyage avec moi. En plus ils m’ont fait halluciné de descendre de Calais, pour courir le Viaduc de Millau.

J’arrive donc au camping, ou j’installe ma tente, et devant l’heure tardive je me fais des pâtes. Puis je sors boire un verre en bordure de fleuve, dans un bar genre cabane de plage, avec des joueurs de pétanque, des siroteurs de pastis ou de bière, bref des gens sympas dans un super cadre

21h45
Direction le lit, je suis naze de chez naze.

23H30 :
Mais c’est quoi tout ce boucan d’enfer. On dirait une truie que l’on égorge. Ce n’est ni plus ni moins mes voisins de tente qui viennent de s’installer et qui jacasse comme c’est pas permis. Je prends mon mal en patience et malgré mes bouchons d’oreilles, je vais devoir attendre 1h du matin pour me rendormir.

Samedi

6h45
J’ouvre un œil puis le second, puis me lève pour aller boire un café au bar du camping. Mais celui-ci est encore fermé, et j’en profite donc pour faire ma dernière sortie. Celle-ci m’emmène hors de la ville par une route qui longe le fleuve. Le soleil commence à chauffer la vallée et je me régale du paysage.

9h : je reviens de ma séance, prend ma douche et je vais enfin pouvoir boire mon café.
La un fait qui se produit m’énerve un peu. Je commande un allongé (café avec un peu plus d’eau chaude) et lors du passage en caisse, le patron me fait payer le prix d’un double. Je lui en fais la remarque, et lui faisant semblent de ne pas comprendre ce qu’est un allongé, commence à me demander c’est quoi le Pb. Je lui rétorque que le Pb, c’est deux fois plus cher. Il fait semblant de s’excuser et veut me faire payer moins que le prix du café normal. Je lui dis que non que je payerai le prix d’un double en pensant qu’il ne me reverra plus.
Puis je pars faire un tour en ville, me perdre un petit peu dans les ruelles de Millau, faire les boutiques, regarder les gens et voir le village de la course.


Midi :
Je m’achète un sandwich chez un boucher et retourne me reposer au camping, me dorer la pilule au soleil. Il fait un temps sublime, sans nuage.

14h30 :
Je retourne en ville à la recherche d’une mascotte en attendant que Guiom et sa sœur m’appellent lorqu’ils seront arrivés à leur camping.

Le temps de faire les boutiques de jouet à la recherche de ma peluche, je reçois l’appel de Guiom et l’on se donne RDV au café de la plage comme je l’appelle maintenant.

On s’y retrouve 20 minutes plus tard et faisons connaissance. Avec Guiom, je parle de course sur lesquels on aurait déjà pu se rencontrer et, avec sa sœur, on parle de C.O dans laquelle elle se lance.

Puis une petite tape amicale sur mon épaule, et je vois Olivier devant moi. C’est le couple que j’ai rencontré la veille et ils viennent juste de finir le parapente. Nous échangeons quelques sensations sur le parapente et nous souhaitons bonne chance pour le lendemain.

Puis je laisse Guiom et sa sœur après leur avoir proposé la pasta de mon camping, mais ce sera impossible il n’y a plus de place, pour aller chercher RTTH à la gare routière où il doit arriver.

En l’attendant je trouve enfin ma mascotte une adorable peluche en forme de grenouille lol.

Enfin je récupère RTTH et nous redescendons vers le camping.
Lorsque nous traversons la ville mon regard est attiré par deux personnes portant un maillot que je connais bien, pour avoir eut le même au trail de Cheptainville. Je leur adresse donc la parole, et il s’agit tout simplement de l’organisateur et d’une des bénévoles. Nous discutons de la beauté de son trail , de sa difficulté et bien sûr des photos qui ne sont pas dispo sur le blog de capnature91. Puis nous sommes rejoins par le reste de leur équipe avant de nous séparer en nous promettant de nous rejoindre à la pasta du camping où eux aussi sont installés à quelques tentes de nous deux.

Puis RTTH et moi arrivons au camping oui il installe sa tente de l’autre coté de l’allée en face de la mienne, et se prépare à son tour pour sa dernière sortie. Quand je le vois ressortir dans son accoutrement, je rigole à en avoir mal au ventre, j’en peux plus. Je ne sais pas ci c’est son tee-shirt, mais j’en ai mal au bide. Et que dire de son Bob l’éponge à l’arrivé lol
Enfin je me moque de lui, mais c’est à charge de revanche.

Lorsqu’il revient de sa sortie et après la douche nous rejoignons l’équipe de Cheptainville à la pasta. Alors la je dois dire que l’on a passé un bon moment avec eux, puis avec un couple installé à notre table de centbornard (plus particulièrement 100km de Millau soit 7 éditions) et forcement on parle de trail, de Cent borne et l’on rigole beaucoup.

Puis c’est au tour de Guiom et de Juliette de nous rejoindre après leur restaurant et sa repart de plus belle.

Enfin lorsque nous quittons la pasta, c’est pour aller RTTH, Guiom, Juliette et moi ce boire un dernier verre au café de la plage. L’ambiance du bar y sera moins bonne que la veille, car il passe du foot à la TV. Puis Guiom va se coucher laissant Juliette avec RTTH et moi, avant que l’on se refasse accompagner par Juliette elle-même jusqu’à notre camping situé à une centaine de mètres du bar et 200 mètres de son camping. RTTH et moi plaisantons sur le fait que l’on se fait raccompagner par une fille comme de petits-enfants. C’est vrai qu’elle ne fait pas la course le lendemain et que nous levant tôt on doit se coucher relativement tôt.

23h :
Je m’endors enfin.

Dimanche

6H30 :
Je viens de prendre mon petit-déjeuner « à volonté » au camping. Je suis seul à ma table, RTTH n’étant pas encore sortie de sa tente. Cela fait une demi-heure que je suis levé et j’ai la pêche.
Je retourne au campement, pour voir si RTTH n’a pas oublié de se lever, mais non il est réveillé et le temps pour lui d’aller prendre son petit-déjeuner je m’habille et me prépare psychologiquement.

Puis je reçois un appel de Guiom, qui me dit qu’il est déjà proche du départ et qu’il commence à y avoir beaucoup de monde.

7h15 :
RTTH ayant finis de se préparer nous partons en ville en trottant afin d’arriver pour 7h30 soit 1h30 avant le départ et ainsi être le plus proche possible de la ligne de départ afin d’éviter le bouchon humain inévitable avec 10500 partants.

Lorsque nous arrivons sur la place, nous récupérons Guiom et avançons facilement vers la ligne de départ en croisant quelques coureurs costumés. Si on veut faire pipi c’est maintenant, malgré la file d’attente, car après il sera trop tard. Personne n’ayant envie nous nous installons, pas trop loin de l’arche de départ.


Puis pour faire passer le temps, nous discutons de tout et de rien, nous moquant de nous, des autres et observant tout ce petit monde impatient d’en découdre.

C’est nous

D’ailleurs quelques un plus malin que les autres essayent de doubler tout le monde en passant par-dessus les grilles. Mais les bénévoles sont là pour faire respecter l’ordre et surtout pour éviter les fraudeurs. D’ailleurs il nous est impossible de sortir ou de rentrer par les grilles. Un jeune coureur en fera même les frais, essayant de rentrer en fraude et se fera gentiment interdire par une bénévole. Non sans mal, car la mère du jeune homme se comporte comme une furie, croyant certainement que sont fils et le meilleur. D’ailleurs saoulé par son comportement, je crierai à la mère que l’on ne veut pas de son fils et qu’il avait cas se lever tôt comme tout le monde pour être proche du départ. Celle-ci se dirige droit vers moi et tout d’un coup, je me dis heureusement que des grilles nous séparent sinon je me ferai étriper, mais paradoxalement j’engage la discussion avec elle, ce qui a pour effet de la calmer et d’arrêter de s’en prendre à la bénévole avec les mains.

9h00 :
La musique des templiers viens d’être lancé dans les hauts parleurs, et c’est le coup de feu. Il faudra 2 minutes pour commencer vraiment à courir, et devant s’est déjà une belle débandade jusqu’au loin.
Pour ma part je pars plutôt tranquille, laissant RTTH et Guiom filer devant moi. Je m’offre même le luxe de prendre quelques photos, d’ailleurs je viens plus en touriste que pour faire un chrono.

Nous traversons la ville sous les encouragements des spectateurs qui acclament notre prénom imprimé sur notre dossard, de quoi se prendre pour un régional de l’étape, ce qui fait aussi du bien.

Puis nous apercevons au loin le viaduc ridiculement petit.

Enfin nous sortons de la ville, toujours encourager par les spectateurs qui sont présents tout le long de la route.

La végétation prend la place des maisons, le parcours et plat sans aucune difficulté particulière.
Parmis les coureurs sa bavarde, s’exclame, et l’on déguste des yeux la beauté du paysage.

Puis au fur et à mesure que nous avançons vers le viaduc, celui-ci dévoile sa splendeur, et, dans ma tête, il ne s’agit plus d’un viaduc, mais d’un majestueux ouvrage de béton, tout à la fois splendide et magnifique.
Celui ci grossis à vue d’œil au fur et à mesure que nous avançons. Lorsque nous passons sous celui-ci avant d’entamer la montée, je ne peux m’empêcher que nous sommes ridiculement petit.


Puis la montée sur le viaduc commence. Je pars un peu trop vite, et arrivé à mi-côte, je commence à marcher. Je décide donc d’alterner 5 minutes rapides puis 5 minutes de trot. Cela sera payant jusqu’au ravitaillement.







Le ravitaillement est bien organisé, il y a des gels énergétiques, des bouteilles d’eau, et des tuyaux d’arrosage pour nous rafraîchir.

Je m’arrête pas, je prends au passage gèle et bouteille puis continue la montée vers le viaduc.


Les spectateurs sont toujours présents, depuis le début. Quand tout d’un coup, j’entends des applaudissements, je regarde de l’autre coté, et j’aperçois les deux premiers qui reviennent du viaduc et entament la descente. Alors que nous n’avons pas encore mis le pied sur le viaduc. De vraies fusées avec un immense sourire et la foulée aérienne.

Lorsque j’amorce le dernier virage avant l’entrée du viaduc, je suis heureux. Content d’être là à cet instant, et de me dire que je vis quelque chose de magnifique. Courir sur une autoroute passant sur un viaduc n’est pas donné tous les jours.




À l’entrée du viaduc, les premières séances photos commencent. Chacun prend la pause pour la postérité, prenant le temps de photographier des inconnus avec leurs appareils photos. Et oui nous ne sommes pas là pour le chrono, mais pour le paysage et le viaduc.


Puis je reprends ma course en faux plat le long du viaduc, et toujours c’est encouragement des bénévoles. La traversée fait 2km5 et c’est magnifique.

Je croise RTTH qui est de l’autre côté à faire demi-tour.

À ce moment, j’accélère le rythme, plus pour me faire plaisir que pour le rattraper.

Au bout du viaduc, le demi-tour s’effectue sans problème, et maintenant il ne s’agira que de descente.

À ce moment, je me dis que tel le skieur, je vais faire un super Run de glisse.

C’est génial la descente, moi j’adore, ça permet de pas se fatiguer, d’imprimer des accélérations et de doubler du monde.
Le retour sur le viaduc passe plus vite, et nous retrouvons la terre ferme. Petit passage au second ravitos ou je ne prends que de l’eau, et sa continue de descendre.
Puis derrière moi ce met à crier « Salut Jeff » c’est Olivier que j’ai rencontré à la gare de Montpellier qui me rattrape. Nous échangeons quelques mots sur la course puis il me dépose sur place allant beaucoup plus vite que moi en descente.

Il reste encore 5 Km jusqu’à l’arrivé, et je me mets en mode chrono et gestion de l’effort.
5km de descente à faire des accélérations, ralentir, relancer la machine. Avec des spectateurs partout pour nous encourager. Y aura même des Bretons avec le biniou pour nous faire le spectacle.
J’approche les premières maisons, la pente et vraiment raide, je ralentis, les genoux commencent à m’en vouloir.

Puis nous arrivons enfin sur du plat, il reste deux lignes droites avant le virage et l’entrée dans le parc qui fait office d’arrivée.

Et la j’explose littéralement. J’en peux plus, je viens de tout donner sur la descente depuis le viaduc, et il faut que je marche un peu. Mais le public m’encourage, me crie que c’est bientôt la fin, qu’il faut y aller, « Aller Jeff c’est pas le moment de s’arrêter », vraiment de quoi me donner du courage et repartir sur les 10 dernières minutes.

J’effectue le virage, puis c’est l’entrée du parc à droite, je fonce donnant tout ce qu’il me reste, et enfin je franchis la ligne d’arrivée et j’entends au micro que nous n’avons pas encore atteint 4000 coureurs. Je suis content de moi. Je me retourne et je vois tous ces sourires de gens émerveillés, j’entends des mots décrivant la course qui donnerait une leçon à certains poètes.

Puis on me tape sur l’épaule, un homme me tend mon appareil photo que je viens de laisser tomber par terre, je le remercie.

Puis je vais chercher mon sac de ravitos comprenant, compote, banane, biscuit, eau, et le tee-shirt.

Je rejoins aussi RTTH et nous nous installons sur un carré de pelouse. Nous sommes super content, heureux, enfin il n’y a pas de mot pour définir ce que nous ressentons.

Nous sommes rejoint par Juliette qui demande des nouvelles de son frère Guiom, il arrivera un peu plus tard lui aussi heureux et content de l’avoir fait.

Le temps de se poser un peu, puis ce sera retour au camping et enfin la gare routière pour rentrer sur Paris.


RTTH et moi arrivons à Versailles à 1h30 du matin, fatigué complètement crevé mais avec des images pleins la tête, et l’envie de repartir pour de nouvelles aventures.

À Agnès78, RTTH, GUIOM, Juliette, L’équipe de la Cheptainville, le couple de centbornard, l’organisation VO2 je vous dis un grand merci pour ce week-end magique.

Jeff

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29 avril 2007

CR du trail de Cheptainville

                       Compte rendu du trail de Cheptainville 2007                    

                  

Il est 5h45 du matin quand mon réveil sonne.
J’ai mis le réveil à sonner si tôt pour pouvoir faire le plein de glucide en mangeant des nouilles chinoises.
Je sais que c’est une petite distance, mais il ne faut pas changer ses habitudes. Et puis j’aime bien me lever longtemps avant la course pour être bien réveillé au départ de celle-ci.

Lorsque je sors de chez moi à 6h40 pour prendre le train, le thermomètre affiche déjà 18° à l’extérieur. C’est vrai que depuis le 1er avril, il n’a pas plu sur la région, et que les températures sont dignes d’un mois d’août.

J’arrive à 7h15 à la gare où l’on doit me récupérer en voiture pour aller à Cheptainville dans le sud du 91. Quand RTTH arrive au volant, c’est en compagnie de Tess dont je vais enfin pouvoir faire la connaissance.
Ce qui se fera durant le trajet de l’aller, ou nous bavarderons tranquillement, avant de se moquer bêtement de la soirée « Country » de Cheptainville affiché à l’entrée du village. C’est vrai que je trouve déjà que « Cheptainville » sonne comme un village d’indien, alors en plus une soirée « country », j’aimerais connaître l’histoire de la ville.

Après nous être garé dans le village, nous nous dirigeons vers le stade en traversant le village typique avec ses maisons et son église. Un beau petit village, pourtant si proche de Paris.

Lorsque nous arrivons sur le stade, c’est pile au moment des 5 dernières minutes avant le départ du 54km. Le temps de prendre la photo et de me dire qu’ils partent avant nous, mais arriveront aussi après nous. Et de constater qu’il n’y a pas beaucoup de monde. Est ce l’effet du long week-end du 1er mai ??



Puis je rentre dans le stade en compagnie de RTTH et Tess pour nous changer. Il n’y a qu’une grande salle et les vestiaires sont collectifs en somme.Je vais payer mon dossard (ouf il reste de la place) et me change rapidement, avant de prendre un café pour Tess et moi, offert par l’organisateur.
RTTH ne veux rien prendre, et prépare ses gels énergétiques qu’il va emmener avec lui pour la distance que nous courrons, soit la 27km.

Puis arrive Tatt’s, que je n’avais pas revu depuis les 15km de Charenton. Il a l’air un peu fatigué de sa soirée. Le temps de parler, de lui demander s’il a vu Agnès, et il nous faut nous dépêcher pour aller sur la ligne de départ.

Agnès arrive peu avant le départ nous prends en photos RTTH et moi. Agnès, Tess et Tatt’s prendront le départ suivant pour la 12km.
Le temps de demander à Agnès qu’elle me fasse un podium parce que je sais qu’elle peut le faire malgré c’est trois sortie d’entraînement de la veille, et c’est partis.

Je démarre au quart de tour, accrochant les 4 premiers avec RTTH devant moi. Ce n’est pas dans mes habitudes, d’autant plus que je sais que je ne tiendrai pas longtemps avec le groupe de tête, mais j’ai envies d’essayer. Le départ passe par un peu de route en ville avant de longer les champs qui montent vers la forêt.

Et petit à petit je me fais distancer par le groupe de tête. J’ai chaud sous le soleil, je transpire énormément (il faut dire que je suis en manche longue, et collant long), et je me fais rattraper et ensuite dépasser par ceux de l’arrière.
Mais j’ai encore la force et surtout la bêtise de ne pas ralentir.
Terrible erreur que je paye très cher au 4km après l’entrée en forêt.
On est pourtant à l’ombre, mais je me mets à marcher en me maudissant d’être partis trop vite, de ne pas avoir sur gérer ma dernière semaine de préparation.
J’avale de grande gorgée d’eau, en sachant qu’il faut que j’utilise celle ci avec parcimonie, car nous sommes en autonomie totale, et vu le soleil éclatant.

Je repars en trottinant sachant que j’ai du passer à la 25e position depuis peu, j’imagine que RTTH a su mieux gérer que moi, et doit être 1km devant moi.
Puis le reste de la course va se passer plus au moins bien. La première partie du parcours et assez diversifier et se passe en forêt.
Lorsque enfin je débouche sur cette fameuse carrière de sable dont tout le monde m’a parlé, j’hallucine. Ça descend, avant de remonter à l’aide d’une corde, pour redescendre ensuite et remonter sans corde.
Inutile de dire que la sortie de ce trou de sable se fait au ralenti, c’est-à-dire en marchant, buvant et en évitant de trop s’enfoncer dans le sable.



Arriver en haut, je cours quelques mètres afin de trouver un endroit ou me déchausser pour vider le sable de mes chaussures.
Je suis assis à vider mes runnings quand j’aperçois un chien, s’ébattre dans une flaque d’eau à la recherche de fraîcheur.
L’eau ne serait pas si dégoûtante, que je lui emboîterai le pas immédiatement.

Puis je me relève, mais sans trop de conviction, juste avec l’envie d’en terminer, pourtant je sais qu’il reste encore plus de 10km.

J’arrive sur une grande allée et décide de marcher de nouveau afin de reprendre mon souffle, boire et manger quelques raisins secs que j’ai emportés avec moi.
Puis je repars de nouveau ainsi de suite. Je fais la méthode Cyrano (Méthode de centbornard qui consiste à alterner marche et CAP sur un 100km), sauf que la je suis sur un 27km, et que ma tête ne veut plus suivre.
Mais j’arrive toujours à trouver une petite impulsion pour repartir un petit peu.

Arrive un moment qui va me détendre, il s’agit d’une descente étroite sur 2km environ, je me dis que cela va me faire récupérer et que ça ne peut m’être que profitable.
En effet j’en dépasse certain et c’est grisant de descendre sans difficulté.
Cela débouche le long d’une voie ferrer en plein soleil et sur du bitume, l’espoir et l’envie s’envolent de nouveau.
Puis je vais continuer jusqu’au 20km à alterner marche et course n’hésitant pas non plus à frapper à une maison pour avoir de l’eau.
Je remercie d’ailleurs cet habitant qui m’a encouragé et rempli mon camelbag très volontiers avant de me prévenir du raidillon qui m’attendait.

Au 21e Km je sors de la forêt et me retrouve sur les champs, je me remets à marcher, et la sa va durer un bon moment, j’avale une pâte d’amande, bois de l’eau, mais la tête ne veut rien savoir. Il fait trop chaud, je ne suis pas habitué à courir sous des chaleurs comme celle-ci.

Puis je replonge dans la forêt par une belle descente, qui me permet de relancer la machine et de réduire la distance de ce qu’il me semble être l’avant-dernier coureur.
Sa me fou un coup supplémentaire au morale, de me dire qu’il n’y a peu être plus personne derrière moi. Nous ferons 2 kilomètres ensemble en marchant puis trottant, et à nous parler.
Puis après un long passage d’ornières, qui casse le peu de jambes qu’il me reste je me remets à courir sur les 2 derniers kilomètres


Je rattrape un groupe que j’aperçois par moments et au passage lance « Allez Isa », car j’entends ses coéquipiers l’encourager de la sorte depuis une bonne heure déjà, puis je passe devant une table pliante poser à l’entrée du village devant une maison, où sont posés des bouteilles d’eau plate, gazeuse et du coca.
Une jeune fille m’encourage à me servir c’est gratuit. Je prends un verre de coca, Isa et son groupe arrive et ils se servent, et nous repartons ensemble essayant de parcourir le dernier kilomètre avec ce qu’il nous reste.
Lorsque j’aperçois la ligne d’arrivée c’est sous une huée d’encouragement du public et de mes copains et pour ne pas les décevoir je me jette littéralement en avant afin de terminer par un petit sprint.

Je vais les voir et embrasse les filles, serre la main des garçons, j’en ai bavé pour la première fois sur un trail, mais je suis content d’avoir tenu bon les 23km restant du parcours ou je m’étais dit, j’en ai marre, fait trop chaud.

Nous discutons de notre course, du paysage, des difficultés, du bonheur de l’avoir fait etc. tout en attendant la remise des trophées.

Et vous devinez quoi ? Ma championne préférée, Agnès prend la 3e place. Je suis content, d’autant qu’elle m’a dit que c’était par ce que je lui ai demandé

Je la reverrai monter une seconde fois et avec Tess cette fois ci. Une bonne surprise pour Tess. Ce sera cette fois si pour la remise par catégorie.

Bravo les filles.

Puis il est temps de repartir, de rentrer chez soi se reposer et de manger un peu.

Merci à tous pour cette journée. RTTH, Tess, Tatt’s pour leur bonne humeur et surtout Agnès pour sa fraîcheur et sa gentillesse de me donner des conseils.

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27 janvier 2007

CR du Paris-Mantes la Jolie 2007

Paris-Mantes la Jolie 2007

27 janvier 2007

Je n’ai pas réussi à dormir cette après-midi. Il faut dire que ce matin, je me suis réveillé à 8H30 pour prendre mon petit-déjeuner. Celui-ci est composé de tartines de confiture, ricoré, fruits et yaourt.
Puis je me dis qu’il faut vraiment que je me recouche pour éviter la fatigue cette nuit. Je me réveille donc de nouveau à 12H30 pour le repas de famille.
Heureusement le repas n’est pas préparé, ce qui me permet d’aider en cuisine et ainsi de me faire mon repas énergétique.
L’après-midi, je le passe à glander. Puis vers 18H30 je tente de faire une sieste, mais rien à faire je n’arrive pas à roupiller.
Je me résous donc à me préparer mon dernier plat de pâtes aux quinoas. Puis je me prépare mentalement. C’est vrai que 54 Km sur route, je n’ai jamais fais. Je commence à avoir des doutes dans ma tête, peut-être aurais-je dû investir dans une paire de running « route » au lieu de vouloir le faire avec mes « trail ».
Enfin bon ce n'est pas grave et surtout je n’ai plus le temps de me poser des questions.
Il est 21h et j’ai mon train à prendre pour être au départ en avance afin de retirer ma carte de route et de payer mon inscription.

J’arrive largement en avance et il y a seulement le staff.
Je ne vois aucun marcheur et je décide donc de patienter dans un bar.
Je retourne sur le départ au même moment ou les navettes venant des Yvelines apportent leurs flots de marcheurs et de coureur.
Je scrute autour de moi afin d’essayer de localiser Runner14 qui se fait guide d’aveugle. Je finis par apercevoir une personne avec une canne blanche et le fameux Runner14 à côté. Je vais donc me présenter à lui et échanger quelques mots. Nous ferons une petite photo de groupe afin d’immortaliser notre venue.

Puis je vais à la rencontre de la personne responsable des inscriptions afin de récupérer ma carte de route. Après un paiement, de 11 euros, je me dirige vers le couloir du départ afin de valider le premier contrôle et de me mettre en tenue de running.
Entre temps grâce au bonnet orange de Kikourou, je fais la connaissance de Chtigrincheux et de son ami le Hérisson.

Le Hérisson c’est un personnage comme on en voit plus. Barbe hirsute poivre et sel, maillot de cycliste des années 70 plein de poches sur le devant, sac à dos de rando remplis d’un vieux radio cassette avec de la marche militaire et des chansons « aller viens boire un petit coup à la maison », il doit aussi y avoir du saucisson, du pain, des fruits et une quantité de choses improbable qu’un vieux renard doit emporter avec lui. Nous attendons 1/2 heures le départ en sa compagnie sympathique et haute en couleur bientôt rejoint par ISOPROPALYNE venant à notre rencontre grâce au bonnet Kikourou de Chtigrincheux.
Nous discutons ensemble de la course puis nous rangeons à l’avis de Isopropylamine qui nous dit que c’est une marche et donc que courir ne fait pas partie du règlement.

00h00 le départ se fait entendre par le déversement de 2057 personnes enthousiastes sur la chaussée. Nous maintenons notre groupe en se faufilant entre les marcheurs sur la chaussée ou sur le trottoir. Rapidement nous prenons un bon rythme pour de la marche, nous marchons autour de 8 Km/h pour arriver dans le bas de St Cloud avant de monter une belle côte puis de franchir 86 marches (au dire du Hérisson qui a pris avec lui ses fiches jaunies par le temps des 40 éditions passées à faire le Paris-Mantes) avant d’arriver dans le haut de St Cloud et de faire un premier arrêt pipi. L’exercice est des plus délicats et ensuite il faut bien courir pour rattraper l’avance des autres.
Puis nous continuons à avancer tout en remontant de nombreuses personnes mais sans jamais voir la tête de la course. Nous échangeons quelques blagues entre nous, répondons aux questions interrogatives des automobilistes éberlués tout en ayant un rythme soutenu.
Enfin c’est la sortie de route et la rentrée en forêt mais toujours sur route goudronnée. Le paysage change ainsi que le climat qui devient plus froid avec des plaques de brouillard et de l’humidité constante. Chaque fois que l’un d’entre nous s’arrête, les deux autres (depuis un moment nous ne sommes plus avec le Hérisson) continue de marcher rapidement avant d’être rattrapé par le manquant. Nous avons notre stratégie qui s’est imposée d’elle-même et elle semble bien fonctionner. Nous continuons d’échanger des blagues avec d’autres coureurs, le moral de la troupe et bonne et observons les autres randonneurs et coureurs autour de nous. De toute façon il n’y a rien à voir comme paysage, car c’est la nuit et le brouillard nous empêche de voir loin.

Chacun prend la tête de notre groupe à tour de rôle ce qui permet d’avoir une bonne allure. Je commence à sentir des brûlures sous mes pieds et décide donc de m’arrêter afin de changer de chaussette. Je rejoins Chtigrincheux et Isopropylamine en courant ce qui paradoxalement me permet de me détendre et de récupérer.

C’est vrai que la marche rapide ne fait pas travailler les mêmes muscles que la CAP et qu'ils sont énormément sollicités. Par manque d’entraînement spécifiques les douleurs apparaissent légèrement, mais sont atténuées par la cadence de marche qui devient automatique.
Nous arrivons enfin au premier ravitaillement.Je me permets un arrêt chez Emmaüs pour une bonne soupe avant de prendre le verre d’eau et le choco BN proposé par les organisateurs. On nous a pourtant bien prévenu de la pauvreté du ravitaillement, mais quand même à ce point !!!!
Heureusement que j’ai pris 4 litres d’eau dans mon Camel bag et des barres énergétiques.
Après le premier ravitaillement, le second point de contrôle, ou il faut faire valider sa carte de route, se présente.
Puis nous arrivons sur le plateau des Alluets le Roi ou une ligne droite de 6km nous attend à travers champs.
Inutile de dire que rien ne nous protéges du vent froid et humide qui souffle sur nous.
Et imaginer un peu une belle ligne droite sans fin dans ses conditions (moins terrible que d’autres années apparemment).
Devant notre groupe, au loin, un marcheur semble en difficulté. Arrivé à sa hauteur, je lui demande comment il va. Las le randonneur m’explique qu’il n’en peut plus, que sa sciatique lui fait mal, qu’il se sent très mal. Je lui propose donc de lui faire venir une voiture dès que je passerai un point-sécurité tout en m’assurant qu’il peut rester seul.Nous reprenons notre marche quand des phares de voiture m’éclairent par l’arrière, et je me mets aussitôt en travers la route pour obliger le conducteur à s’arrêter. Il s’agit de 4 jeunes revenant probablement de soirée à qui j’explique la détresse du marcheur qui se trouve à 50 mètres derrières nous.Ceux-ci acceptent gentiment de le transporter jusqu’au point de sécurité. Merci à eux et j’espère que le gars s’en remettra.
Pour notre part nous continuons sur la ligne droite digne d’un film. Nous rentrons enfin dans les Alluets le Roi avant d’attaquer la descente sur Maule. Une descente de 4 kilomètres assez chiante et qui augmente sensiblement la douleur dans mes cuisses. Mais nous marchons toujours au rythme de 7-8km/h.
Enfin nous rentrons dans Maule et tamponnons notre carte aux 3e points de contrôle.
Nous remontons sur les plateaux de Maule en croisant les marcheurs de la rando de la moyenne distance. Ils sont frais, bavards et ont une marche normale. Sa tranche réellement avec nous et les autres marcheurs qui viennent de Paris et qui ont déjà 35 kilomètres dans les jambes.
D’ailleurs cette montée, sur le plateau, continue de m’achever petit à petit pour ma part et le groupe commence à se distendre de temps en temps. Nous rappelons Isopropylamine qui est passé devant nous, pour lui demandé de ralentir un peu l’allure.
La descente suivante m’achèvera totalement et je laisse Chtigrincheux et Isopropylamine me distancer sans même les retenir ou les prévenir afin qu’ils continuent sur leur rythme et ne se sentent pas dans une obligation quelconque.
Rapidement je les perds de vue tandis que ma vitesse descend à 5km/H puis chute dangereusement en dessous. Un arrêt pipi me fait prendre conscience que j’n’ai plus rien dans les jambes au moment de repartir, et que, bien plus douloureux encore, j’ai les pieds en feu.
Mais je refuse d’abdiquer et me dit dans ma tête que je n’abandonnerai pas. Je marcherai coûte que coûte.
Je ne suis qu’au kilomètre 38 et je ne le saurai que plus tard mais un véritable calvaire va commencer.
Je commence par littéralement marcher au pas tout en surveillant mes appuis pour ne pas réveiller mes douleurs sous les pieds. Puis petit à petit le moral en prend un coup quand je commence à me faire doubler.
Mais je décide de continuer, me disant que je n’ai pas tout fais cela pour rien, et que la prochaine fois, je le ferai en courant et avec des chaussures adapter au bitume.
Ma vitesse de déplacement est réduite au strict minimum dans les derniers 10km.
Je tente de passer le temps en téléphonant (il est 6H30 du matin) mais n’arrive même plus à me servir de mon téléphone. Je me dis qu’il faut économiser mon énergie pour parcourir ces derniers kilomètres.
Puis ce sont des groupes entiers de randonneurs qui me dépassent, puis des bus, des villages, des villes de personnes qui passent devant moi.
J’en peux plus moralement de voir tous ce monde me dépasser et surtout de reconnaître certain marcheur que j’ai dépassé, il y a plus d’une heure. Physiquement c’est pire. À chaque fois que je pose le pied je serre les dents, mais je veux à tout prix terminer, l’inconscience a pris le dessus sur le bon sens.
J’arrive enfin à Mantes la Jolie, il me reste encore deux kilomètres à faire. Je continue de me faire dépasser par des groupes. Tant pis après tout je suis presque arrivé donc a quoi bon m’arrêter maintenant. Quand je franchis enfin la ligne d’arrivée c’est pour rassembler mes dernières forces et récupérer la médaille ainsi qu’un chocolat chaud et le fameux BN.
Puis je trouve une place assise sur laquelle je m’écroule. Je suis assis là, les larmes aux yeux par l’émotion et de la douleur que je ressens.Je réfléchis sur comment je vais faire pour rentrer, faut-il que je prévienne la sécurité civile pour faire inspecter mes pieds ? Quelles sont les erreurs commises. Quand un appel au micro pour une personne proposant une place dans sa voiture en direction de chez moi me fait rassembler mes dernières forces et bondir du banc en levant le doigt comme un enfant l à l’école qui est sûr de sa bonne réponse.
Le chauffeur s’approche de moi et me propose gentiment de me ramener. Nous sommes deux à se faire ramener gentiment par ce type qui n’a même pas marché mais juste venu chercher un pote à lui. Je le remercie plusieurs fois, lui expliquant que je ne peux pas marcher plus vite pour aller à sa voiture à cause de la douleur. Lui me répond que ce n’est pas grave, et que j’ai du mérite à l’avoir fait.
Quand j’arrive enfin à pousser la porte du palier c’est pour m’écrouler dans le lit, sans même la force de me déshabiller. Il est 9H45 et je me réveillerai à 16H. Les pieds sont gonflés par les ampoules, les jambes refusent de répondre normalement et le moral est bas. À l’heure ou j’écris ces lignes, je suis quand même content d’avoir terminé, mais je me promets à moi-même que la prochaine fois, je le ferai en courrant et avec des runnings pour le bitume. Ce fut dur de se prendre pour Yoann Diniz (champion olympique 2006 de marche rapide) et il est plus facile de courir, c’est aussi plus naturel à partir d’une certaine vitesse. J’ai terminé les 54km du Paris-Mantes la Jolie en 8H31.

Posté par cortovaldes à 09:45 - Les comptes rendus - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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