Aktu' Runners

La course à pied

08 juin 2008

CR les foulées royales de Saint Germain en Laye

Les foulées royales de Saint Germain en Laye
un parcours de 12km500
comprenant des faux plats

Cela fait bientôt 34 ans que je suis rattaché à cette ville. J'y ai passé toute mon enfance et après avoir quitté le nid familliale, j'y suis revenu mais chez moi. C'est donc une ville que je connais par coeur, dans ses moindre recoins. Le parc ou à lieu la course était mon lieu de rassemblement à l'époque de mon adolescence. C'est aussi là que j'ai appris à faire du vélo, avant que mon père ne me retire les petites roues. J'y ai fait la primaire mais aussi le collège. Avant de partir vers 18ans pour voler de mes propres ailes.

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C'est donc avec beaucoup de plaisir que je participe à mes premières foulées royales de Saint Germain en Laye.
Cela ce passe dans le parc du château de François 1er. Et le parcours empruntera la terrasse de Le Notre longue de 3km ou je vais m'entrainer quand je dois faire du plat.

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C'est donc à 8h que je me réveille, pour prendre mon petit déjeuner et aller chercher mon dossard sur place.

Je dois aussi retrouver, Tess, Tatt's et son club des Finishers et certainement Run To The Hill qui doit venir mais juste pour prendre des photos.

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Après ma retrait des dossard, je les retrouve facilement à l'entrée du parc en train de se préparer. L'ambiance est bonne, chacun à le sourire, malgrès une longue route pour la plupart.

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Puis c'est le moment de chercher le petit coin (3 toilettes pour 1500 partants!!!!) tout en s'echauffant un peu avant la course.

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Enfin c'est le rassemblement sur l'air de départ ou nous prenons la dernière photo, avant que le starter ne donne le coup de feu!

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Mais c'est cas force de discuter, de prendre des photos et de sautiller sur place, on se laisse surprendre par le coup de feu.

Top c'est partis, je marche tranquillement une dizaine de mètres avant de pouvoir faire les premières foulées.
Connaissant l'endroit, je sais ou me placer pour être sur du plat et non sur de leger dévers.

Je prends tranquillement de la vitesse, dépassant Tatt's tout en me mettant à la hauteur de Tess qui va me servir de lièvre. Nous nous éloignons du château, pour arriver au début de la terrasse qui forme une longue ligne droite de 3km. Mais au 1er tiers de celle ci nous bifurquons en forêt, pour effectuer la première petite boucle.

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Pris en étaux par des coureurs qui me bouche la voie rapide, je vois Tess s'eloigner. Ne pouvant la rattraper j'adopte une allure plus confortable. Nous sortons de la forêt pour nous retrouver devant le château, ou nous repassons par la ligne de départ afin de terminer la première boucle.

Je sens que j'ai forcé un peu sur l'allure du départ. Je regarde le cardio qui me le confirme, je suis assez haut dans mes pulsations. Je me relâche donc, afin de faire descendre les battements du coeur.

Puis nous nous retrouvons au début de la longue ligne droite de 3km que forme la terrasse. Je connais bien l'endroit, donc pour moi aucun soucis d'avaler 3km de ligne droite.

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Une fois au bout, nous rentrons de nouveau en forêt pour une partie bitumée avec une succession de petite bosse. En passant par le ravito, je prends un verre d'eau s'en m'arreter afin de prendre quelques gorgées, et de m'asperger la tête avec le reste.

J'avale sans Pb c'est quelques km, qui nous font revenir devant le chateau pour repasser par la ligne de départ. D'ailleurs RTTH est arrivé afin de prendre quelques photos, un rapide coucou tout en passant et j'entame la 3eme et derniere boucle identique à la seconde.

De retour sur la ligne droite, j'ai toujours le mental. Et puis d'habitude sur mes sorties plate je l'enchaine jusqu'à 4 aller et retour.

Une fois au bout de celle ci, c'est de nouveau la forêt. Je ne prends rien au ravito, je continue mon allure qui est assez rapide, me laissant porter par l'euphorie de la course. Je suis bien, en mes terres.

Puis je passe à coté de coureurs en difficulté, j'en profite pour leur remonter le moral comme je peux. Essayant de les conseillers sur qui est pour moi de petites bosses ou il faut relancer, mais qui est sans doute pour eux une difficulté.

Puis c'est de nouveau la sortie de la forêt, avec l'arrivée face au château. J'accélère le rythme sur les 500 derniers mètres. J'entends une locomotive qui essaye de s'accrocher derrière moi. Alors je l'encourage, j'essaie de le booster sur les derniers mètres, essayant de le prendre par la main pour qu'il accélère dans les derniers hectomètres. Puis je ralentis afin de lui proposé de passer devant en le félicitant.

12km500 en 1h06. De quoi être content une semaine après mon trail de montagne (Trail du Pic Saint Michel).

Je rends la puce, le dossard contre un tee-shirt coton de la ville. Celui ci me permettra de me tenir au chaud, et surtout ce sera un bon souvenir quand je repenserai avec nostalgie à ma ville.

Qulequ'un vient me voir, grâce au Tee-shirt Kikourou que porte Run To The hill (moi j'ai pas pris mon Buff). Elle me reconnait, c'est Lydie. Nous discutons ensemble un petit moment avant de nous séparer. Elle est venue avec son club. C'est dommage, j'espère que nous aurons l'occasion de se retrouver en tant que voisin c'est possible.

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Puis je retrouve tout la bande. Chacun ayant un sourire malgrès des chronos différent. Mais nous étions là pour nous amuser.

D'ailleurs nous allons au pied du château afin de nous étirer dans un premier temps.

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Puis après ce sera les bouchnos de champagnes qui sauterons. Nous avons deux anniversaires à fêter. Celui de Run To The Hill ainsi que celui de Tatt's. Les gens nous regarde amusé en passant. Il doivent se demander pourquoi nous ouvrons du champagne pour un petit 12km500.

Nous parlons de rien et de tout, tout en buvant et en mangeant des Tuc et des Belin. D'ailleurs le principal actionnaire de Belin etait parmi nous. Il les achète par palette entière en début d'année.

Je passe un bon moment avec toute l'équipe des Finishers et Kikourou. Puis chacun doit s'en retourner à ses occupations et aussi prolonger la fête jusque dans l'après midi afin de faire la surprise à RTTH.

Moi je rentre à la maison, content de ma course et de mon chrono. J'ai bien poussé sur les jambes et très bien gérer cette épreuve.

Puis ce sera repos, et farniente. Avant l'Ultra Aubrac dans deux semaines.

Merci à vous d'être venu dans mon fief
Merci à vous pour vos sourires
Merci à vous pour ce moment partager ensemble


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02 juin 2008

CR du trail du Pic Saint Michel 2008

Il ya quelques temps de cela, lors d’une soirée « chat » sur Kikourou,

Faraway et Veurb me propose de faire le trail du Pic Saint Michel.

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Offre que je décline, devant être le même week-end sur la transju’trail.
Je regarde tout de même le post correspondant, et vois le Grand rassemblement Kikourou se former.

C’est Langevine qui m’incitera quelques temps avant de venir courir cette course de montagne

Du coup mon choix est fait, j’aurai le plaisir de voir Veurb que je souhaite rencontrer depuis très longtemps avec Faraway que je connais depuis peu, mais qui me fait bien marrer lors de nos échanges sur le forum.

Et Langevine que j’ai envie de revoir depuis un moment, et qui me propose de passer à Lyon le vendredi soir.

Je passe donc la journée du vendredi, à buller en regardant par la fenêtre de mon bureau. Je n’ai pas la tête à travailler, tellement excité  comme un gamin la veille d’une colonie de vacance (ce qui est un peu le cas, vu la quantité de Kikoureur que je vais retrouver).

Il est 4h00:00 quand je quitte le boulot, sac à dos sur moi, direction la gare de Lyon pour prendre mon train en direction de Lyon.

 

J’arrive vers 19h30 à Lyon, ou je suis pris en charge par Langevine. Nous passerons la soirée chez elle, vu la pluie qui tombe dehors, à prendre l’apéro, manger, digestif et discuter de tout et de rien. Une bonne soirée qui s’écoule au rythme d’un week-end qui commence.

 
Le lendemain matin je parts me promener en ville, le temps pour elle de se préparer et de travailler un peu. Malheureusement je n’aurai pas trop le temps de prolonger ma visite, car l’heure passe vite et nous avons rendez vous avec Supersteph69 qui doit nous récupérer pour nous emmener à Grenoble.

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Quand j’arrive dans sa boutique, c’est accueilli par un petit bout haut comme trois pommes. Puis vient un second petit homme, et encore un et enfin l’ainée. Puis c’est le chien qui vient me dire bonjour. Enfin j’entends des pas dans l’escalier et supersteph69 fait son apparition.

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Nous fermons la boutique, et chargeons tout ce petit monde et les affaires dans son monospace.

Quand j’avais parlé de colonie de vacance, je ne pensai pas à ça, mais c’est installé à l’arrière avec les enfants que je fais le trajet. Alors vous prenez 4 enfants de 4ans à 8-9 ans qui parte avec leur papa en week-end. Vous vous arrêtez à Quick pour qu’il mange pendant le trajet. Et c’est la foire assuré.

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Waouh la vache pas facile de gérer 4 gamins, surtout quand il s’amuse avec le Milk shake, qui fini par se répandre sur les genoux d’un des gosses. La grande sœur qui doit gérer la bataille engagé par 2 de ses frères, et le plus petit qui comprend pas pourquoi Quick à oublié de lui mettre dans le sac son mini hot-dog (heureusement la sœur est partageuse).

 

C’est deux heures plus tard que nous faisons la jonction avec Veurb sur une aire de stationnement perdu au milieu de nulle part, le long de l’Isère.

 

Le temps de dire au revoir aux gamins et supersteph69, que nous devons retrouver seulement le jour de la course, nous chargeons nos affaires d’un coffre à l’autre.

 

Puis nous voila partis avec le frangin (Veurb). Je suis super content de le voir. Il semble tout aussi « ému » (lol) que moi de nous voir, car il se plante de route. Faut dire que l’option GPS et sens de l’orientation/observation a été oublié à sa naissance. « Veurb, oublis la course d’orientation »

 

Bon nous arrivons quand même tout les 3 à Jarrie chez eux.

 

Et là je m’aperçois que c’est ici perdu dans les montagnes de Grenoble que mon cousin c’est marié. Je reconnais l’endroit. Faut dire aussi qu’avant de venir le nom me disait quelques choses. Renseignement pris, je me suis rendu compte que mon cousin habitait à 2,5km de chez Veurb et Faraway. Une visite surprise s’imposera plus tard.

Quand nous arrivons dans l’appartement c’est accueilli avec un grand sourire de Faraway.

Je suis content de la voir. Faut dire que nos échanges sur le forum entre tous les trois me fait mourir de rire. Et puis quand on a le « frangin » qui est content, on est forcement heureux de rencontrer la « frangine »

 

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Tout de suite je me sens à l’aise et nous passons rapidement à l’apéro champagne. Après plus de verres bus que de chips mangés, nous décidons d’aller nous promener sur Grenoble pour faire quelques courses. Et puis moi il faut que je me trouve une paire de trail, car j’avais l’intention de courir avec un model route (ma paire de trail étant morte), mais je change d’avis.

Surtout que la boutique que me conseil Faraway me dis au téléphone qu’il liquide le stock (pour travaux) donc de 20 à 40% de réduction.

Nous nous garons donc en centre ville, et partons faire les courses.

Faraway trouvera sa grosse saucisse (j’ai encore oublié le nom), Langevine et moi nos chaussures et textiles de running (J’en prends deux paires, 1mizuno et 1 asics pour le prix d’1), Veurb sa Guinness.

Puis nous allons boire un apéro dans un parc. La soirée ne fait que commencer et l’on parle de tout et de rien, d’un peu de course et de rien.

 

Ensuite nous rentrons à l’auberge rouge, pour se le repas du soir, que les filles préparerons, pendant que Veurb et moi partons voir mon cousin.

Comme Veurb n’a pas de GPS dans la tête et que moi je n’ai rien noté, la visite surprise se termine dans une rue au téléphone pour demander au cousin ou il habite !!! Bon du coup comme il a des amis à dîner chez lui, je lui fais un poutou par téléphone, lui promettant de passer le voir, la prochaine fois que je suis de retour dans le coin.

Nous revenons à la maison, pour continuer l’apéro champagne. Je dois dire que la formule est superbe, c’est vrai quoi de mieux que le champagne. Nous sommes sûrs de ne pas avoir mal à la tête le lendemain.

Puis nous faisons les cons toute la soirée, tout en apprenant à mieux nous connaitre. Ce qui sera facile vu le nombre de bouteilles ouvertes, et la sympathie des personnes présentent.

 

Enfin il est temps d’aller se coucher vers 2h du matin, pour un réveil à 6h45.

 

Dimanche jour de la course.

6h45 le réveil sonne. J’ai du mal à me lever, j’aimerai profiter un peu plus du lit. Puis j’entends Faraway et Veurb se lever, et commencer à faire les enfants dans l’appartement.

Ensuite s’est Langevine qui investie à son tour la salle de bain.

Puis c’est moi le dernier à prendre ma douche.

Le petit déjeuner est royal. On le prend au champagne et petit four. Puis quelques cannetes de bières sont ouvertes. Nous buvons jusqu’à plus soif, avant de commencer à nous demander si il y a pas un épicier d’ouvert à cette heure ci.

Mais non je blague, on déjeune avec le super gâteau sport dont Langevine m’a laisser le soin de faire la préparation à l’aide d’une de ses recettes.

Mais aussi confiture, biscotte, Nutella et surtout mon bol de café.

 

Enfin il est temps de préparer nos affaires de course, et de boucler nos sacs de voyage, car nous devons repartir chez nous directement de Lans en Vercors.

 
Nous chargeons la voiture et nous voila partie pour 45 minutes de trajet.

Cela fait 3 minutes que nous roulons que Veurb et moi entendons un bruit bizarre. Je me retourne et je vois la tarte préparer par Langevine se faire la malle sur la route.

Et oui, à force de dire qu’il ne fallait pas l’oublier sur le toit de la voiture, et bien nous l’avons oublié. Et forcement elle n’est pas restée longtemps sur le toit.

Le temps de faire demi-tour, et nous la récupérons sur la route déserte, juste avant le passage d’un gros 4x4 qui n'aurai certainement pas pus l’éviter.

Langevine venais d’inventer la tarte frappé. Heureusement elle était bien emballé et le plat résistant.

Puis nous repartons pour de vrai, tout à la joie d’en découdre sur le trail, malgré le champagne de la veille.

Une fois sur place, je vais rapidement chercher mon dossard, avant de retrouver quelques Kikoureur que je connais et de faire la connaissance avec d’autre.

 

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Nous sommes très nombreux. Environs 1/3 des coureurs présents. Rapidement la communauté Kikourou s’installe et investie le lieu.

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Veurb, Faraway et moi prendrons un dernier café juste avant le départ de la course. Important le café pour moi. Et puis c’est mon truc, j’ai horreur d’arriver pile poil pour le départ et de ne pas trouver le « dernier café ».

 

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Enfin c’est les photos de groupe. Filles contre garçons Kikourou.

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Normal car les coureuses partent avec 15 minutes d’avance sur les garçons. Ce qui devrai leur permettre de se faire rattraper et ce qui doit être plus amusant encore.

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Top c’est le départ, ça part très vite chez les filles, les garçons font crépiter les photos et autres vidéos. Pour ma part au moment où j’allume mon appareil, la batterie tombe en rade.

 

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Bon pas grave, Veurb à son appareil. Et puis cela ne m’empêche pas d’encourager les filles sur leur passage.

 

Puis c’est à notre tour de nous installer sur la ligne de départ.

 

Top c’est partis.

Dès le départ qui se fait sur une portion de route, je mets en place ma stratégie.

Elle est de marcher dans les montées à fort % de courir sur les petites bosses et le plat. Mais surtout de me réserver pour la descente que fait l’autre moitié du parcours.

En effet nous grimpons sur un Pic, pour ensuite redescendre sur le lieu d’arrivée.

 

Je parts donc doucement et me fait dépasser par beaucoup de coureur. Mais je sais que ma stratégie sera bonne pour moi. C’est ma première course de montagne (ou course verticale comme j’aime à dire), donc je me tiens à mon plan de route.

 

Puis le premier raidillon fait son apparition rapidement, aussitôt je me mets en mode marche active forçant sur mes genoux à l’aide de mes mains. J’ai horreurs des bâtons !!

Puis dans des déclivités moindres, je me remets à courir. J’alternerai ceci sur plusieurs km, ne m’arrêtant pas au ravito (j’ai sur moi ce qu’il me faut), jusqu’à la dernière montée.

 

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C’est dans celle-ci que je dépasserai supersteph69 que j’ai dans ma ligne de mire depuis un moment mais que je n’arrive pas à passer. C’est aussi dans ce super raidillon que je passe les premières Kikoureuses, ainsi que d’autre Kikoureur.

 

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A la fin du raidillon, ça grimpe encore, parfois il faut utiliser ces mains. Puis c’est sur un faux plat que j’aperçois enfin Faraway et Veurb à quelques centaines de mètres de moi.

Le temps de leur crier un coucou, j’active le pas, passant devant le second ravito sans m’arrêter. Je continue ma progression rattrapant et dépassant d’autres coureurs.

 

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Puis enfin j’arrive sur Veurb et Faraway, au passage je pousse sur quelques mètres Faraway pour l’aider un peu. Pendant que Veurb grimpe devant afin de nous prendre en photos.

Puis je les dépasse, les laissant ensemble sur leur premier trail de montagne.

Nouveau replat, et de nouveau je me remets à courir. Ce n’est pas très roulant, car nous sommes dans une partie que l’on nomme un lapiaz (type de sol, déchiqueté, aux aspérités coupantes de calcaire dur).

 
Puis j’arrive enfin au sommet, ou un ravito est dressé. Je m’arrête pour boire de l’eau et surtout prendre un canard de chartreuse. Le sucre me fait du bien et l’alcool fort me redonne de l’énergie (c’est fort la chartreuse).

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Je vais au pied de deux portraits à coté d’un bouquet de fleur. Je décroche la fleur que j’ai accrochée à mon lacet juste avant le départ, et l’offre à tous les êtres chers dont la disparition est tragique.

 

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Puis je m’engage dans la descente vertigineuse. Je me laisse littéralement porter par la gravité, je vol par-dessus les pierres me laissant griser par la vitesse.

Je sais que cela va être comme cela sur plusieurs km. De la descente pure et dure. Un vrai régale. Je ne ralentis que dans le lapiaz, le reste du temps de déroule à vive allure.

 

Je suis suivi par supersteph69 pendant un petit moment. Nous passant l’un devant l’autre afin de prendre le relais dans l’ouverture de la voie.

 

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Vue de l'ensemble de la descente
 

Puis je le laisse, continuant à grandes enjambés ma descente. Je passe Yayoun que j’encourage, puis d’autres coureurs que j’encourage aussi, puis c’est le dernier ravito avec une légère bosse qui remonte. Je marche, faut dire que les cuisses ont bien encaissé la descente du pic, mais qu’il reste encore la descente au village.

Puis je repars à vive allure, dans les descentes boisées vers le village. Le terrain y est souvent gras, ce qui évite les grosses répercussions d’impact dans les jambes.
Je continue de me prendre pour un cheval au galop, à me laisser griser par cette sensation de  voler sur le sentier.

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Continuant de dépasser les coureurs. Ca commence à devenir dur, mais j’ai confiance en moi. Je terminerai cette course je le sais. Je viens de subir 3 échecs, je n’admettrai pas un 4eme.

J’arrive enfin au dessus du village dans un pierrier, quand j’entends quelqu’un se rapprocher. Non c’est hors de question, tu me dépasseras, je redouble d’effort, calculant les risques que je prends, et observant ma trajectoire sur plusieurs mètres. Le paysage défile à vive allure, il/elle s’accroche un moment, puis finis par se faire distancer.

Je ralentis un peu, mais seulement quelques secondes, car devant moi se profile la silhouette de Langevine, et il reste 2-3 km grands maximums.

Je redouble à nouveau d’effort, les cuisses me supplient, mon centre de gravité est tout penché vers l’avant, je fonce, surveillant mes appuis afin de ne pas me blesser, mais je rattrape Langevine, que je finis par dépasser à la corde dans un virage.

Je l’encourage au passage, et je continue lancé dans ma trajectoire. Je passe un groupe et quelques coureurs isolés avant de me retrouver de nouveau sur une petite bosse.

Les jambes ne veulent plus rien savoir. Elles sont capable de descendre, mais plus de monter, alors je marche, me faisant repasser par Langevine.

Puis de nouveau une descente où je recours, je la repasse et m’éloigne en dépassant encore d’autres coureurs.

Dernier virage, et hop nous voila sur une route bitumer. L’impact au sol est si dur, que mes jambes commence à me supplier d’arrêter quasiment immédiatement.

Je les sollicite leur demandant un dernier effort pour les 500 derniers mètres.

Je savoure déjà ma victoire. Celle qui me fait renouer avec la ligne d’arrivée. Celle qui me forge le morale un peu plus, celle qui me fait oublier mes problèmes actuels.

Puis je vois l’arche, je m’accroche jusqu’au bout, donnant encore un peu plus, et je franchis la ligne d’arrivée.

Je savoure, je suis super content. Merci mes séances d’entrainement, merci mon mental, merci mes jambes. Vous m’avez porté jusqu’à cette victoire.

Puis c’est l’arrivée de Langevine, nous nous félicitons avant de nous diriger vers le ravito.

 

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J’y resterai un petit peu, avant d’aller me préoccuper de l’arrivée des autres coureurs, qu’ils soient kikou ou pas.

Mais surtout je ne veux pas louper l’arriver de Faraway et de Veurb pour leur première course de montagne. J’emprunte même l’appareil photo de supersteph69 afin de les prendre à l’arrivée.

… enfin les voilà, arrivant ensemble le sourire au lèvre.

 

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Veurb, pourquoi tu as accéléré d'un coup, tu caches Faraway!!
 

Je les retrouve après l’arche d’arrivée pour les féliciter. Je suis heureux de les voir satisfait de leur course. Ca me fait un énorme plaisir.

Puis j’entends « coucou corto » et j’ai l’agréable surprise de rencontrer Lolarun qui m’a reconnue. Elle n’a pas couru, mais est venu en voisine. Je suis très content de la voir enfin. Je garde mon émotion au fond de moi, même si je laisse exploser ma joie.
C’est une très bonne surprise pour moi. Cela me fait très plaisir.

Puis les événements continu… l’apéro avec Faraway et Veurb, la remise des trophées, les nouvelles rencontres, les retrouvailles, la photo de groupe entre Kikoureur, le repas géant d’après course que nous avons mis en place, de nouveau des amitiés qui se lient, des discutions sérieuses et beaucoup de fou rire.

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Je suis plus ou donner de la tête, je suis bien là avec tout le monde. C’est mon week-end « colonie de vacance » et j’en profite à fond.

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Mais certain commence déjà à repartir ayant de la route à faire.

Alors je regrette déjà le départ de Lolarun dont je n’ai pas eu suffisamment le plaisir de connaitre par manque de temps, et parce que nous sommes trop nombreux. Mais nous nous disont que nous allons nous revoir.

Puis c’est à notre tour de partir.

Je quitte Yayoun dont je viens de faire la connaissance. Elle est bavarde tout comme moi. Alors on reste encore un peu. Le temps de se connaitre un peu plus.

 

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Puis il est vraiment temps de partir maintenant, alors je me résigne à quitter les lieux.

Je repars avec Veurb et Faraway, qui insiste pour que je prolonge mon week-end chez eux jusqu’à lundi matin. Je n’ose les déranger, mais ils insistent vraiment pour que je reste. J’accepte donc. Mais on passe quand même à la gare de Grenoble pour se renseigner sur les trains, car il faut que je sois au boulot lundi matin.

Il ne me sera pas possible de rester une nuit de plus, mais nous prolongerons notre week-end entre amis jusqu’au soir. Devant des pizzas et une bonne bouteille de vin.

Mais tout, comme ce CR, à une fin, et Veurb me ramène à la gare de Grenoble pour prendre mon train de 21h22.

 Quand je monte dans le train, c’est en ayant une pensée pour la frangine et le frangin !! MERCI

 

MERCI A VOUS DEUX POUR CETTE RENCONTRE

 

MERCI A LANGEVINE D’AVOIR PERMIS CETTE RENCONTRE

 

MERCI AUX KIKOUREURS PRESENTS POUR VOTRE CONVIVIALITEE

 

MERCI A MES PARENTS POUR LEURS SOUTIENT

 

ET ENFIN JE TIENS PARTICULIEREMENT A REMERCIER UNE PERSONNE DONT J’AI FAIT PRENDRE DE

LA HAUTEUR, CELA MA FAIT TRES PLAISIR DE TE VOIR

ET JE TE DONNE RENDEZ VOUS RAPIDEMENT.

 

 

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Posté par cortovaldes à 20:18 - Les comptes rendus - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 décembre 2007

CR de l'O'rigole 2007

Il y a quelques jours je vous ai présenté une course

Voir ici

 

Voici donc mon CR de l'enfer vert en région parisienne

Prologue:

En 2006 quand je participe à cette course (voir ici), je me jure d'y revenir en 2007 sur la longue distance. C'est donc depuis 1 an que j'attends impatiemment cette course. Je sais ce qui m'y attend, et surtout je connais la difficulté de cette course.

Mais voila, qu'une semaine avant la course, les conditions météo se dégradent. Il pleut chaque jours, et mes entraînements en forêt me laisse entrevoir ce que va être le terrain.

Très gras, boueux comme pas possible. Et que dire des températures qui chutent, ainsi que les vents de 100km/h qui se présente sur la côte française normande la veille de la course.

 

Le jour de la course:

Dominique alias "monstertruck" et Sandrine alias "Taz28" nous proposent un AAB et AAM (Appel A Boire/ Appel A Manger) au "routier" de Plaisir c'est à dire chez Monstertruck lui même. Une invitation que j'accepte volontiers et dont je ne serai pas du tout déçu.

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En effet j'habite à 4km de chez lui, et la perspective de rencontrer plusieurs Kikoureurs lors d'un repas me fait énormément plaisir. Certain viennent de très loin (Haute-Savoie, Hollande le pays de la tulipe, Canne, la Normandie...) pour participer à la course, et pour faire une halte chez nos hôtes.

 

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C'est donc devant un bon plat de pâtes, accompagné de boisson diverse que je fais la connaissance des autres kikous. L'ambiance est extra et très conviviale et forcement nos discussions tournent autours de nos motivations, de tel ou tel courses de malade (Mauritanie,Himalaya, Portugal...), du budget de notre passion etc...

 

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Apres un bon repas, nous attaquons les super crêpes au Nutella, ainsi que les Loukoums de Cloclo qu'il a ramené de son dernier voyage, ainsi que du café dans une atmosphère détendu et conviviale.

 

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Puis certain commence à se changer, tel "L'Castor junior" qui m'amuse avec ses deux montres techniques à chaque poignée. Forcement la conversation vire sur les équipements mais surtout tels ou tels modèles de chaussure. Comme Noël approche nous sommes à la recherche d'idée cadeaux.

 

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Puis c'est le moment du départ. Chacun monte dans les voitures et le convois fait route sur le Perray en Yvelines.

 

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Nous arrivons enfin au gymnase ou nous retrouvons d'autres Kikoureurs, pour la photo de groupe après nous être finis de nous changer et de se préparer.

 

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Puis c'est le moment du briefing, ou l'organisateur, nous préviens que les conditions sont très difficiles. En effet je vous livre ici une description du site:

"En 1239 est érigée en paroisse la Villa Nova de Pereio in Aquilina. C'est alors un village de laboureurs et de bûcherons situé sur la route qui mène de Paris à Chartres.
C'est pour alimenter en eau le château de Versailles que Louis XIV fit creuser au Perray-en-Yvelines un étang de dix hectares alimenté par un système de rigoles. Cela permit d'assainir le territoire de la commune (environ 15 000 ha) et par contre coup le développement du village."

C'est donc une véritable zone boueuse suite à la pluviométrie des derniers jours.

Il ne reprendra pas les termes de l'année dernière. Mais rapidement il y a plusieurs boucles. Et la difficulté et principalement rouge et noir (comme au skie). Mais cette année ce sera que de la piste noire.

Puis c'est enfin le moment du départ vers la place de la mairie ou le coup de feu sera donné à minuit. C'est en une longue procession de frontale et par groupe que nous nous dirigeons donc vers la ligne de départ.

 

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Une fois sur place, ça plaisante, rassure, ou fait peur, chacun ayant ses attentes, son expérience.

Puis c'est le coup de feu.

 

Top départ:

Je m'élance avec le milieu de peloton, cherchant rapidement à suivre le rythme des

coureurs du 71km et non ceux du 25km. Mais cela part rapidement, trop rapidement à mon goût et j'en fais la remarque à Tounik avec qui pour le moment je cours. Je lui dis d'en garder sous le pied. Il y a aussi RTTH qui suit. Nous sommes donc un petit groupe de 3 quittant le départ en nous élançant à travers la ville vers la forêt situé 3km plus loin et véritable commencement de la course.

Je commence à trouver mon rythme et lâche mes deux compagnons, rattrapant le Monster (qui court le 25km) et le dépassant même. Décidemment je cours trop vite, mais je me sens terriblement bien, et je sais que ce début est relativement roulant, comparé à ce qui m'attends quelques mètres plus loin.

C'est effectivement après avoir passé le pont de l'autoroute, que nous franchissons le fossé qui nous mènera dans la forêt et le début de l'enfer.

Car enfer il y a. C'est de la boue à n'en plus finir, de l'eau qui ruisselle de partout le terrain et la végétation n'arrivant même plus a absorber le trop plein.

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Ca glisse, ça mouille, ça fouette les jambes au passage de fougères, branches, herbes hautes etc. L'année dernière je me prenais pour un sanglier, cette année je me prends pour un alligator.

Lors des passages de rigole il faut sauter assez loin sur le plat opposé, pour ne pas glisser et se retrouver dans l’eau jusqu'à la taille. Car j'ai vu des coureurs disparaîtrent totalement, dans ce qu'on pouvait croire des flaques d'eau, immergé jusqu'à la taille.

Et puis attention aux devers, totalement rendu glissant. Déjà que ce n’est pas facile de courir à cause des devers qui nous font une jambe plus courte que l'autre, mais alors sur terrain gras et glissant c'est pire encore.

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Et puis on continuera ce parcours du combattant au travers de végétation différente suivant notre progression. Ici des tourbières, ici de hautes fougères, là une jeune forêt où nous devrons zigzaguer entres les jeunes pousses d'arbres.

Les premiers Km je m'hydrate freqemment, toutes les 15 minutes. Puis je commence à grignoter, mais là j'ai un souci. Les petits saucissons "cocktail" aux noix que j'ai emporté ne passe pas. Je continue de courir à travers cet enfer vert malgré tout.

Vers le 20eme Km, je refais une tentative de grignotage avec une barre de céréale. Mais je suis obligé de la recracher, ayant un haut le coeur. Je me contente donc de m'hydrater, mais bientôt même la flotte ne passe plus.

Autours du 23Km, alors que j'ai du mal à relancer la machine, je suis rejoins par le Castor.
Il ne semble pas trop marqué quoi que. J'essaye de m'accrocher à son train, mais dès l'entrée en ville sur le bitume mes jambes me font souffrir. Pas évident de courir sur du bitume après 23km dans de la boue, sur un sole complètement détrempé donc complètement mou.

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De plus beaucoup d'énergie a été dépensé sur ce sol rendu glissant.

Je me dirige donc vers le gymnase, lieu du premier ravitaillement et fin de la première boucle, en marchant. Cela fait 10 minutes qu’il s’est remis à pleuvoir. En rajoutant à mon mal au bide, mes hauts le coeur, la fatigue, les jambes dures, et le manque d'alimentation donc d'énergie.

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J'arrive enfin au gymnase, dans lequel j'entre en essayant d'avoir l'air fringuant. Taz et Rapacette sont là pour nous accueillir, je leur fais un sourire, mais je cherche le Castor.

J'ai besoin d'avoir un référent (il est meilleur que moi) pour savoir ce qu'il pense de ce que je peux éventuellement couvrir, ainsi que sur ses pensées concernant la dureté de l'épreuve.

Il est marqué (déjà au bout de 25km), mais semble vouloir repartir assez rapidement.

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Pour ma part étant inquiet, je vais me changer avec un TS sec avant de repartir.

Mais c'est illusoire de croire que je vais repartir. On me signale que je suis blanc comme un linge, et que j'ai les lèvres violettes. D'ailleurs voici une citation de Vetchar:

"j'aurais dû te prendre en photo après la première boucle: tout blanc, avec des lèvres violettes.... un vrai revenant!!!!!! à faire peur, tu parles, personne ne t'aurais laissé repartir!!!! sois sans regret, et à la suivante!!! à+"

Je vais donc voir un pompier dont je sais qu'il est médecin pour l'avoir rencontré cette année sur le TVC. Celui ci me conseille de boire un mélange eau-coca et de me mettre au sec. Mais c'est que je viens de me changer!!! Apparemment pas assez à son goût.

Je comprends que la suite de la course est en train de m'échapper. Et puis autour de moi beaucoup décide d'arrêter de ne pas continuer.

Je suis troublé par cette hécatombe qui mine encore plus ma conviction de vouloir repartir malgré mon état. C'est lorsque je me dirige d'un pas décidé au WC pour rendre mon estomac que je sais que c'est terminé. Même si j'y crois encore, ils viennent d'annoncer "plus que 5 minutes, avant la barrière horaire".

Non je ne peux plus m'élancer maintenant. Je ferai quelques centaines de metres tout au plus avant de rebrousser chemin. Et encore si mes intestins m'en laisse la force.

Je vais donc voir les responsables du chrono afin de leur signaler mon abandon.

Puis sur insistance d'un kikoureur, je vais prendre une douche chaude avant de mettre mes affaires civiles.

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Enfin c'est complètement dépité, que je dis au revoir aux quelques kikoureurs restant. Et c'est avec RTTH qui a abandonné aussi que je rentre chez moi à 4h du matin complètement épuisé, et mon sac à vomis (vide) à la main.

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Voila ce n'est que partis remise. L'O'rigole me reverra en 2008 pour la revanche. A moins que la gastro ne m'en empêche.

Je remercie Monstertruck et Taz pour leur invitation.

 

Je remercie l'ensemble des Kikoureurs pour leur gentillesse et leur convivialité

 

Je remercie tout comme je l'avais fait en 2006 l'organisateur et les bénévoles pour ce Magnifique trail.

 

Pour termine je vous fais quelques copier coller de participants. Sur 173 partants, seulement 63 sont allé au bout des 71km

"humide l'origole c'est le moins qu'on puisse dire!!! difficile de courir dans la boue, on ressemblait a des danseuses saoules"

"...Il fallait du courage pour prendre le départ cette nuit Corto avait probablement raison : l'Origole c'est plus dur que les Templiers, surtout dans ces conditions..."

"Les conditions étaient vraiment difficile, et j'ai retrouvé là les mêmes difficultés techniques qu'au Mercantour qui m'ont paralaysé, sauf qu'ici les barrières horaires sont démentes
L'Castor Junior_ki_aurait_pu_finir_aujourd'hui_sa_course_la_plus_difficile_de_l'année..."

"Apparemment Mare à Boue-Kerveguen c'était la sécheresse à côté de l'Origole"

 "les conditions climatiques étaient de folie"

"Bravo a tous finisher ou non .... il faut déjà être un peu "débile-mongol" pour partir dans des conditions si dantesque ....Mais bon étant sur un site de "déplacés et cintrés du bocal" j'en attendai pas moins ....
bonne remise en condition et bon courage aux machines à laver .... "

"Et ce trail de l'O'Rigole, ce fut comment... et bien hardu. Surtout la boucle de Artoire et ses montagnes russes."

"Sinin j'ai finis cette course difficile après la 2ème boucle (comme beaucoup mais devant Castor Junior . A mon avis, ces 46KM en valait largement 70 sur d'autres."

"des conditions dantesques des conditions hallucinantes brèf que du bonheur "

"C'est un parcours qui mine petit à petit avec tous ces fossés à passer, ces glissades, ces pentes qu'on fait 20 fois alors que les grolles n'adhérent plus... "

"Salut,
Une sacrée hécatombe sur le 71km et le 25km était particulièrement difficile, bref du lourd."


 

Toutes les photos en intégralité ICI

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05 novembre 2007

CR des templiers 2007

Les templiers 2007

Pour voir le profile et mon entrainement cliquer ICI 

Tout commence au cours de l’année 2007 quand j’apprends l’existence de la « grande course des templiers ». Une course unique qui est aussi le but de beaucoup de trailers. Une course dite difficile et qui peut se comparer à la recherche du saint Graal.

Je décide donc de m’inscrire à cette course mythique.

Aujourd‘hui je n’ai qu’un seul mot pour définir la course : EMOTIONS

Tout d’abord une chose qui me semble importante avant de commencer mon récit :

 

MERCI AUX SPECTATEURS RASSEMBLES LE LONG DU PARCOURS AVEC LEURS ENCOURAGEMENT CHALEUREUX ET CE DEPUIS 5h30 DU MATIN

 

MERCI AUX BENEVOLES AVEC LEUR MOTS GENTILS ET LEURS SOURIRES QUI NOUS ONT PREPARER DE SUPERBES BUFFETS AUX RAVITOS

 

MERCI A GILLES BERTRAND ET YVES-MARIE QUEMENR POUR ETRE ACCESSIBLE ET AVOIR PRIS LE TEMPS DE DISCUTER AVEC MOI

 

MERCI AUX KIKOUREURS PRESENTS AVEC QUI J’AI PARTAGER UN SUPER MOMENT ET QUI AURA RENDU CE WEEK-END ENCORE PLUS MAGIQUE

 

MERCI A TOUS QUI DE PROCHE OU DE LOIN ONT PARTICIPE

ET AVANT TOUT AUX DEUX SPONSORS

GALILEO PERFORMANCE ET RUNNING AVENTURE

qui ont participé financierement


France 3 Auvergne
envoyé par trail_salomon


 

 

Mon CR commence donc le jeudi 25 octobre 2007 :

Arrivé à la gare de Montpellier, je dois attendre 1h le bus avant de pouvoir monter dedans charger comme un mulet avec mon sac à dos, mon sac à flotte porté en ventral et ma tente à la main.

Le bus me déposera 2h30 (environ) plus tard à la Cavalerie ou je terminerai les 14km en stop. D’ailleurs merci aux couples qui m’ont pris après ½ de marche pour me déposer au pied du camping.

Quand je rentre dans le camping celui-ci est désert. Les mobiles homes sont fermés. Des feuilles mortes jonchent le terrain. L’accueil est vide.

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Je commence à me poser des questions tout en avançant dans le camping, lorsque j’aperçois un couple en Combi WW. Ce sont des anglais et il me confirme que nous sommes que tout les 3 dans le camping. Je plante ma tente tout de même et retourne à l’accueil pour m’apercevoir d’un petit mot « Installez-vous je passerai à partir de 19h vous voir »

 

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J’attends donc le passage du gérant et décide ensuite d’aller en centre ville ou il semble que les cafés seront ouvert à pas d’heure (Les templiers oblige)

Effectivement à 20h il y 3 café sur la place principale qui sont ouverts. J’opte pour « Le Grand Café » au style vieillot mais qui me semble plus sympa que la buvette ou un autre qui me rappelle trop les cafés branchés de Paris.

Et la je vais faire la connaissance des patrons qui sont des gens supers accueillants, chaleureux et avec qui je passerai un bon moment tout le long de mon séjour à Nant.

Ce soir la je fais la connaissance de Yves-Marie Quemener au hasard d’une discussion (faut dire que nous ne sommes pas nombreux dans le café. Je lui dis que c’est un honneur pour certaine Kikourou de poser avec lui et que moi aussi je veux ma photo avec lui.

En sommes ont déconne alors qu’on se connaît même pas. Je lui dis que je passerai le voir le lendemain matin afin de faire une photo ensemble avant de rentrer sous ma tente.

Ce soir là, il pleuvra toute la nuit et fera super froid, malgré les deux duvets que j’ai apporté.

 

Vendre 26 octobre 2007 :

Réveil très tôt. Il a plus toute la nuit et sa continue. Pas envies de sortir mon réchaud, je vais donc directement en ville « Au Grand Café » avec un arrêt à la boulangerie pour me prendre un double café.

Encore un superbe accueil de la part des patron, qui n’hésitent pas à me proposer de dormir dans du dur « Gratuitement » au cas ou il ferai vraiment trop froid. On deconne ensemble tout en se réveillant doucement. Puis Gilles Bertrand arrivera et nous ferons la connaissance. Nous discuterons de la course, de son téléphone portable qui vient de se casser et surtout de la façon de faire un vrai café « Ristretto » comme seul les italiens savent le faire. J’en profite pour le remercier de sa magnifique course du « Viaduc de Millau » et de son organisation (c’est le patron tout de même).

Puis ensuite je vais faire un tour à l’office de tourisme pour voir l’exposition de Yves-Marie Quemener et aussi pour retrouver ce qui est à mes yeux le Yann Arthus-Bertrant de la photo des Ultras.

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Je le retrouverai tout sourire de me recevoir et de discuter avec moi de sa passion (le pourquoi du comment) avant de prendre LA photo ensemble.

Puis il doit repartir pour baliser une course.

De mon coté la pluie s’étant enfin calmé et l’heure du déjeuner étant proche, je retourne au camping pour me faire des pâtes au réchaud.

 

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Puis en début d’après midi, je vais chercher mon dossard avant de récupérer RTTH qui vient d’arriver en train à Millau puis à louer une voiture pour venir à Nant.

 

Ensemble nous retournerons aux stands des courses, afin de faire du lèches vitrine de prospectus, de discuter avec les organisateurs de course qui nous font rêver et bien sur de retrouver MIC31 sur son stand.

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Nous retrouverons aussi Y-M Quemener qui discutera avec RTTH, les responsables de Mondeville91 et de la Mauritanienne avec qui je discuterai d’Agnès. Et aussi ou je rencontrerai Sébastien Lefebvre le lendemain et qui me dispensera quelques précieux conseils avant que je ne lui propose de venir chercher le podium sur le long de L’O’rigole. Puis ce sera le stand de Mic31 ou nous partagerons un bon moment avec lui qui se terminera par un gueuleton « Au Grand Café » dans la soirée.

Enfin nous rentrons nous coucher sous nos tentes. Où il fait toujours froid et humide.

Samedi 27 octobre 2007

Réveil encore bien matinal, mais la sensation d’avoir super bien dormis. La journée sera consacrée à rencontrer les kikoureurs, à encourager Mic31 qui court la « Puma Trail » dans le cadre du chalenge des trails du sud-ouest., à discuter entre nous.

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CORTO,ISARD66,TEGE,MIC31,PARA8,CLOCLO,RTTH


Puma trail
envoyé par jeff78340

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MIC31 et CORTO pour son après son arrivée sur la Puma Trail.

J’en profiterai pour apercevoir Karine Herry avec ses enfants et son mari. Bien sur elle ne court pas, mais fait acte de présence dans son collant Green Magma c’est chaussure et con coupe vent Lafuma.

 
Puis le soir nous irons manger à la pasta party entre Kikoureurs joyeux d’être là et de participer à quelque chose d’énorme. Ce sera soirée déconne avant de prendre une tisane et de rentrer me coucher à 20h30.

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BENOS et CORTO

Dimanche 28 octobre 2007

Réveil à 2h30 du matin. J’ai changé  l’heure de mon réveil la veille, mais il a lui aussi rechangé l’heure tout seul. Bon pas grave, je m’habille et vais au « Grand Café » vers 3h qui je sais est ouvert toute la nuit. Je passe par l’arrière de la boulangerie pour le petit déjeuner et m’installe au comptoir du café. Il y a déjà du monde, surtout des bénévoles mais aussi quelques coureurs qui prennent un petit déjeuner complet.
Puis vers 5h quelques kikoureurs me rejoignent et on sort dehors faire une dernière photo de groupe avant de se diriger tranquillement vers le départ.

5h25 Gilles Bertrand nous encourage, nous parle de l’Afrique et de la folie des hommes puis, c’est le coup de fusil avec les fumigènes qui rentrent en action.

La marée humaine se met en mouvement et nous nous élancerons enfin sur la grande course des templiers.


Les templiers
envoyé par jeff78340

Il fait froid et humide, il y a beaucoup de brouillard. A la sortie de la ville, un vieux papy nous joue de l’accordéon dans un abris bus. Merci a lui, et d’ailleurs nous lui ferons tous une Holla au passage.

Au bout de 2km sa commence à monter en zigzag ce qui est très beau à voir. En effet toutes les frontales devant et derrière qui sont en mouvement font pensé à un serpent d’argent qui brille de mille feux.

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Très rapidement nous quittons le bitume pour nous enfoncer dans le Larzac par les chemins.

Tout de suite le ton est donné. Ca grimpe et c’est assez technique pour la pose du pied. De gros cailloux parsèment le chemin et avec l’humidité c’est très glissant.

Nous continuons notre ascension avec le levé du jour. Nous passons par des tunnels d’anciennes voies ferrées, ou nos pas raisonnent comme les tambours de la guerre.

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Puis je croise une personne courbée sur son sac à dos qui est au sol. Il a un bonnet Kikourou, je passe le voir c’est Akhunamatata avec qui je ferais un bon gros bout de chemin, suivi par moment du Kharnardo.

Nous lions connaissance tout en arrivant au premier ravitaillement dans le village de Saucliere. Nous seront accueillis dans ce village tels des héros par tout les villageois et les familles venu encourager leurs coureurs.

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Le temps de faire le plein d’eau, de nous prendre en photo Magma et moi et nous repartons toujours encouragé jusqu’à la sortie du village par un public nombreux.

Rapidement ça recommence à monter. Ce sera une ascension de 15km environ jusqu’au Saint Guiral. Le jour est levé depuis peu, mais il y a une couche épaisse de brouillard. Petit à petit celle-ci s’estompe nous laissant apercevoir au col de la Guéritte un magnifique spectacle. En effet nous avons percé les nuages et sommes complètement au dessus d’eux sous un ciel bleu magnifique.

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Arrêt photos obligatoire pour prendre ce paysage grandiose de col, de monts, de plaines à perte de vue.

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Puis il faut repartir d’un bon pied sur l’ascension du St Guiral. Apres de jolies « single » ou il ne faut pas hésité à demandé pardon pour dépasser, ou bien passer sur le coté dès que cela est permis, j’arrive enfin tout la haut.

Je m’arrête pour m’étirer, manger une barre. Je suis rejoins par une personne qui me reconnaît. On avait couru le Viaduc de Millau ou nous avions fais connaissance.

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Puis c’est Akhuna que je croise et enfin Benos qui arrive bon pied bon œil.

Je repars dans la descente sur Dourbie ou nous attends le premier ravitaillement solide.

Cette descente est technique mais surtout c’est la première et il faut bien que les jambes s’adaptent.

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Apres cette grande descente et une petite colline nous rentrons dans le village de Dourbies.

Celui-ci est magnifique, toujours encouragé par de nombreux spectateurs tout le long de la route qui passe dans le village. Pour nous c’est énorme de se faire encourager par notre prénom (indiqué sur le dossard), et de traverser un magnifique village qui sent bon l’autrefois.

Et que dire de cet escalier de pierre qui nous mènera sur le parvis de l’église où se situe la salle des fêtes et le ravitaillement.

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Un très beau ravitaillement d’ailleurs. Avec du fromage (roquefort et gruyère), des fruits sec, du coca, du Perrier, de la soupe etc.

Je prendrai de tout, même un bout du sandwich au jambon que Khanardo a fait et me propose gentiment. D’ailleurs c’est le même groupe qui se suit. Magma, moi, Khanard et Benos.

Puis je repars à l’ascension de la crête du Suquet. Encourager par un texto et un appel de Tess2002. Mon dieu que ça fait du bien d’être encourager par tout ces gens et par nos proches (Tess, parents, amis).

Je suis un bon grimpeur, donc je repasse beaucoup de monde. Je marche d’un bon pas, n’hésitant pas à me servir des grosses pierres comme de grandes marches.

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J’arrive enfin tout la haut, après avoir gravie un paysage tout aussi magnifique mais differents des autres.

Puis la descente sur Trêves étant technique je décide de ralentir un peu. Ce qui permet à Khanardo de me dépasser. Je m’accroche à lui quelques instants jusqu’au moment ou il me lance un défis. Le défi de passer devant afin de relancer la course. Ok Khanardo pas de pb. La descente c’est mon thème de prédilection. Hop je dévale comme une fusée dans une descente bien raide et technique. 5 minutes plus tard je me retrouve seul, plus personne derrière moi. Mais il est ou ce satanée Canard ??

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Khanardo et Corto

J’arrive au village de la Trêve sous les applaudissements du public. Je me rends au ravitos, pour manger boire ma soupe et être rejoins par Khanardo et Akhuna. Je décide de ne pas m’attarder, afin de continuer d’avoir de l’avance sur Khanardo. Faisant par de mon intention de prendre un dernier verre de coca, celui-ci en profite pour repartir pendant que j’ai le dos tourné à chercher mon verre au stand.


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envoyé par akunamatata

Tant pis, je repars aussitôt pensant le rattraper sur l’ascension de La Roquarie. Nous sommes au 45eme KM et là je flanche. Impossible de courir, ou même de marcher vite. J’ai un gros passage à vide, et c’est surtout les jambes qui refusent d’avancer. Je me résigne donc à marcher. Le temps me parait long tout d’un coup. Je sais que je suis encore dans l’objectif des 10h et que j’ai un peu d’avance, ce qui me réconforte mais tout de même.

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Moi en pleine solitude

J’attends le second souffle depuis un bon moment et plus de 5km, quand Akhuna me rattrape et m’encourage à repartir. Je repars en trottinant comme je peux. Autour de moi, il y a d’autres dégâts aussi. Et puis c’est la chute d’un coureur derrière moi. Le gars c’est étalé de tout son long. Sans gravité apparemment. Nous le relevons et lui demandons si sa va, il nous répond que oui.

Je repars en trottinant dans la descente de Saint Suplice, mais vite arrêté dans ma progression par un bouchon humain. Deux coureurs plus loin Akhuna m’explique que ça bouchonne loin devant. Mon tel sonne, c’est Khanardo qui me demande ou je suis. Je lui explique, et il me dit qu’il est dans ce cas là juste devant moi. En fait ça bouchonne à cause de passage de corde.

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Akhuna pednant le bouchon

Comme je suis dans un « single » je ne peux pas dépasser sans me mettre en danger ou mettre les coureurs en danger. Donc nous faisons tous la queue en attendant que les plus peureux passent les cordes. On perdra 30 minutes avant d’avoir passer les cordes et de repartir dans la descente sur Saint Supplice. L’avantage c’est que mes jambes se sont reposé et que je retrouve aussitôt un second souffle.

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Le reste de la descente sera super sympa, technique avec de très belles choses à voir. Puis c’est la petite montée dans le village sous les encouragements et les applaudissements des spectateurs.

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Akhuna que j’ai dépassé pendant qu’il prenait une photo, je l’attends un peu en faisant le plein de solide au ravito. Puis je repars tranquillement en marchant afin de terminer, gruyère et fruit sec ainsi que pain au roquefort.

Je croise Yves-Marie Quemener qui m’encourage et à qui je lui demande de me prendre en photo ? Trop classe. Merci à toi.

TPD

Il reste 10km encore à parcourir. Il faut remonter sur le plateau du Roc Nantais. Jusqu’à celui-ci, ce sera le jeu du chat et de la souris avec quelques coureurs de mon niveau. C’est très agréable et cela permet d’accrocher les wagons comme ont dit. D’ailleurs j’en accroche un qui est composé de deux amis dont un est, en difficulté. Je progresserai un peu avec en encourageant le plus faible, avant de poursuivre ma route.

Puis c’est un trailer qui a fait la Puma la veille et qui enchaîne les templiers qui me propose de m’accrocher a lui. Je cours quelques Km avec lui tout en discutant. Avant de le laisser s’éloigner pour cause d’arrêt pipi.

Pendant ma pause je me fais repasser devant, aussi quand je repars c’est de plus belle, mais vraiment de plus belle. De plus nous sommes dans la descente du roc Nantais. C’est donc quasiment en volant mais surtout en donnant tout ce qu’il me reste que je dévale cette descente très technique.

Je sens derrière moi le même souffle et même rythme qui s’est accroché à moi. 0 partir de ce moment nous ferons la course dans la descente. A l’approche des plus lent, je demande pardon au loin en disant que nous sommes deux. Rapidement ils se mettent sur le coté nous laissant passer gentiment, je les remercie au passage en faisant bien attention de ne pas les gêner.

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Puis arrivé à hauteur du muret mon suiveur me laisse continué. Je continue dans mon envolé et retrouve celui qui a fait aussi la Puma. Au passage je ralenti le pousse gentiment dans le dos et lui dis de ne pas flancher.

A ce moment là une chose magique se produit. Il rassemble toute son dernière énergie, et nous finiront les 500 derniers mètres ensemble, à nous encourager dans la montée du centre ville après le pont, et à nous prendre part la main dans les 100 derniers mètres pour franchir la ligne d’arrivé ensemble et à toute vitesse. MERCI A TOI L AMI.

Je termine en 11h38 :45 heureux d’être allé jusqu’au bout et avec des images et des émotions pleins la tête.

Je retrouve les kikous qui attendaient les autres kikous après la ligne d’arrivée.

Je vais au ravito manger, boire, me mettre au chaud, et je vais rapidement au dernier virage avec les autres kikous pour attendre afin d’encourager ceux qui reste encore en course.

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RTTH arrive enfin

Puis c’est le repas d’après course avec ou nous décompresserons tranquillement autours d’une bouteille de vin étoilé (véridique, merci le restaurateur lol).

 Un repas sommaire mais une convivialité kikourou du tonnerre.

 Puis c’est le moment de se séparer et d’aller se coucher.

 Le lundi ce sera le moment de plier la tente RTTH et moi et de repartir sur Paris avec des couleurs plein la tête.

 

ALORS JE ME REPETE, MAIS MERCI POUR CE SUPERBE Week-end AUX SPECTATEURS, ORGANISATEUR, BENEVOLE ET SURTOUT AUX KIKOUS PRESENTS

ET AVANT TOUT AUX DEUX SPONSORS

GALILEO PERFORMANCE ET RUNNING AVENTURE

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Les Kikous avant le départ

Retrouver toutes les photos en cliquant ici

 

 

 

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15 octobre 2007

CR sur le sentier des Lucioles

Super, merci à tous

Voila comment je veux commencer ce CR.
Effectivement, encore une fois Remy et toutes son équipe ont maîtrisé leur trail.

De toute façon j'étais déjà convaincu par l'ASRTRAIL depuis que j'ai participé au trail d'Auffargis en Avril 2007 qui est inscrit dans le challenge X-trem IDF.

Et puis faut dire qu'à Auffargis, on a rien a envier à la moyenne montagne. Remy sait où trouver le dénivelé, les gros rochers, les grandes fougères, les pires descentes techniques etc.

Alors de jour c'est déjà terrible, mais j'avais envies de voir la nuit, quand la pyrotechnie des lucioles est en place.


Samedi:
Comme à mon habitude je n'ai pas beaucoup dormis. A chaque veille de course, je suis tellement excité dans découdre que j'ai du mal à trouver le sommeil. C'est donc une journée farniente, ou je glande.

Mais bien sûr à force de glander, l'heure où RTTH doit passer me prendre approche et je n'ai toujours pas fait mon sac. Et puis il est ou ce certificat médical? Est ce que la superette est encore ouverte pour que je m'achète du ravito?

C'est au moment ou je ferme mon sac, et où je regarde par la fenêtre que je vois RTTH se garer dans ma rue.

Lui est déjà tout prêt, en collant. Bon il m'avouera que c'était pour me foutre la honte. Mais je m'en fous, le voisinage à l'habitude maintenant des moules ****

Allez hop je charge mes affaires dans le coffre, et on file à Auffargis rapidement histoire de se trouver une place proche de la salle des fêtes.

Bon ben c'est raté, il y a déjà du monde, et c'est au cimetière de l'entrée de la ville que nous devons aller. Une charmante bénévole nous accueil, et nous indique ou nous mettre.

Y a vraiment du monde, ça ce change à l'arrière des voitures, vient au parking, part à la salle des fête, sa pullulent de coureur, et il n'est que 7h.

On fait pareil, on se prépare de façon à ne pas revenir à la voiture. On vérifie notre équipement, et direction le retrait des dossards.

En rentrant dans la salle du retrait, je cherche Agnès du regard, je sais qu'elle sera là, et suis content de la retrouver. Malheuresement elle n'est pas aux dossards.

On récupère le notre, puis on sort s'échauffer un peu, prendre des photos, et localiser d'autres kikoureurs avec notre buff sur la tête.

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Corto

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RTTH


RTTH par trottiner dans son coin, pendant que moi je m'étire en me faisant surprendre par Agnès qui surgit de ne je sais où.

On discute rejoins par RTTH et puis c'est la séance photo souvenir.

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RTTH, Agnès, Corto


La nuit continue de tomber, et Remy nous annonce que le départ sera décalé de 15 minutes.
Mais surtout il essaie de nous expliquer que nous ne sommes pas du bon coté de l'arche de départ, pendant que personne ne l'entend ou ne l'écoute pas.

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Pendant ce temps RTTH reviens avec un autre Kikoureur sympathique "Le lombric". On se présente, échangeons nos impressions, discutons de nos objectifs dans le calendrier, c'est conviviale.

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RTTH et le Lombric


Enfin quand tout le monde est bien placé, Remy nous fait un petit briefe sur le trail.

Puis c'est la musique accompagnée par des torches et fumigènes qui précède la corne de brume qui va nous libérer.

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Le départ se fait très rapide. L'avantage que j'ai c'est de connaître le parcours très technique d'Auffargis, donc même si c'est plat, je sais la 1ere montée qu'il faut marcher. Et je m'amuse à regarder ceux qui détalent comme des fous.

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La première montée arrive donc rapidement au bout de 300 mètres environ. Et la connaissant je me mets à marcher des le début, d'autre ferons l'erreur de la gravir en montant avant de s'apercevoir qu'ils sont essoufflés dans le premier tiers de la côte.

Après ce sera une succession de montées-descentes-montées-descentes-montée et surtout montée et à ce propos:( je fais un copier coller du Lombric: "j’arrive sur une portion plate (la chose est rare donc je le note)"), le tout avec des bruits de feux d'artifices au loin dans la 1ere demi heure de course.

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Je sais que Le lombric et RTT sont devant moi, et quand je rattrape RTTH je suis assez surpris. Je cours à ses cotés quelques instant avant de le dépasser en me foutant de sa gueule. Malheuresement on est dans un single ou c'est très dur de dépasser, et j'en profite pour faire le cabri, dans les montées et descentes, et donc de  mettre quelques coureur en RTTH et moi. Puis quand le chemin s'élargit et j'accélère progressivement.

Je sens que l'entraînement des templiers (course qui a lieu dans deux semaines) porte ses fruits. Et puis je contrôle ma gestion de course. Ni trop vite, ni trop lent.

Soit je dépasse, ou j'accroche des wagons de mon niveau.

Ce qui me plait aussi, c'est de gérer tactiquement la position de mes pieds en anticipant à l'aide de la frontale que je n'hésite pas à manipuler l'angle d'éclairage ou à mettre en mode "Boost" (ce qui me vaudra d'être talonné de prêt par certain pistard ayant une frontale de ******)

Je progresse dans la nuit, ponctué par des passages ou sont positionné des bougies sous verre, qui illumine tel des Lucioles. Et comme le dit le Lombric: "Ces passages au milieu des bougies, (entre les rochers, sous le tunnel) sont vraiment des moments forts de la course."

Puis quelques bénévoles nous donnent le score du Rugby, on est 6 à 5 pour la France. De quoi ne pas prendre de coup au moral, et d'être mentalement super bien.

 

Puis on continue au dessus des Vaux de Cernay. Je sais que cet endroit est chiant, puisqu'il s'agit d'un "single" ou il est quasiment impossible de doubler. J'anticipe donc et me tape une bonne accélération avant, me fraye un passage pendant en passant là ou je peux me glisser.

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Enfin c'est la résidence avec son jardin grillagé. Je sais qu'il reste 2km environ, et je donne tout ce qu'il me reste. Et toujours avec l'avantage de connaitre le chemin dont je sais que ce ne sera que du faux plat et qu'il n'y a plus de difficulté. Je continue donc de dépasser et le plaisir est là. Je pense à RTTH qui ne m'a pas rattrapé (je ne sais ou il en est derrière).

Dernier virage et je vois des spectateurs applaudir les arrivants et nous encourager.

Puis c'est le tapis rouge, magnifique avec les lumières, et Remy qui annonce les arrivées.

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Je suis accueilli par des bambins qui me remettent le trophée finisher, super sympa et certainement de future Champion.

Puis je vais rapidement au ravito me prendre du solide et du liquide, avant de retourner à la ligne d'arrivée pour prendre l'arrivé de RTTH. En effet depuis 1 an que l'on court ensemble, c'est toujours moi sur les photos de la ligne. Sauf qu'aujourd'hui j'ai bien progressé et c'est à moi de le prendre en photo 15 minutes plus tard.